OTTAWA – Suivant la publication de rapports internationaux similaires par le Conseil de stabilité financière et le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, la Banque du Canada a publié aujourd'hui une évaluation détaillée de l'incidence que pourraient avoir sur l'économie canadienne les nouvelles normes mondiales de fonds propres et de liquidité, dont le G20 doit établir la version définitive plus tard cette année.

À l'aide de techniques de modélisation très évoluées et en se fondant sur une série d'hypothèses prudentes, les économistes de la Banque ont effectué des simulations afin d'examiner sous différentes perspectives les effets possibles des nouvelles exigences. Le rapport résume les principaux résultats obtenus par la Banque pour le Canada et les compare à ceux que viennent de publier le Conseil de stabilité financière et le Comité de Bâle.

Le rapport établit que les nouvelles règles bancaires offrent au Canada un avantage net substantiel, qui découle d'une diminution de la probabilité des crises financières dans l'avenir. Les coûts macroéconomiques liés à la mise en oeuvre des nouvelles normes au Canada s'avèrent limités et généralement semblables aux coûts dans les autres pays.

L'évaluation des avantages et des coûts en valeur actualisée fait ressortir qu'à la longue, l'amélioration de la sûreté et de la solidité des systèmes financiers canadien et international se traduit sur le plan économique par des gains estimatifs nets d'une valeur approximative de 200 milliards de dollars dans le cas du Canada – ce qui correspond à environ 13 % du PIB.

« La récente crise financière mondiale a laissé dans son sillage des économies fragilisées, mené des établissements financiers à la faillite, entraîné des pertes d'emplois et creusé les déficits budgétaires. Le Canada n'a pas été épargné. Il a aussi été malmené par les turbulences financières nées à l'étranger et n'a ensuite pu échapper aux retombées du ralentissement de l'activité survenu à l'échelle internationale », a déclaré le gouverneur Mark Carney. « Il est donc nettement dans l'intérêt du Canada de collaborer avec les autres pays afin d'élaborer des normes internationales plus rigoureuses en matière de fonds propres et de liquidité. Cette démarche permettra d'accroître la robustesse de notre propre système bancaire et contribuera à favoriser la stabilité financière mondiale. »