Le mécanisme de répartition des pertes que comporte le Système de transfert de paiements de grande valeur (STPGV) a été conçu pour qu'en cas de défaillance d'un participant, les garanties données par les participants directs suffisent à couvrir la position débitrice nette la plus élevée possible du défaillant. Toutefois, si l'on prend en compte les répercussions indirectes des défaillances, ou si deux participants font défaut pendant un même cycle de paiement, il se peut que ce garde-fou ne tienne plus. En choisissant de tenir compte des effets en chaîne potentiels, les auteurs analysent le montant total des pertes subies par les participants solvables dans l'éventualité d'une défaillance aussi bien de la part d'un participant que de deux participants. L'analyse porte également sur l'incidence que pourrait avoir, après une défaillance imprévue, une diminution de la valeur des nantissements offerts dans le cadre du STPGV.

Des simulations de défaillances indiquent que les conséquences sont généralement modestes pour le STPGV; les participants solvables se trouvent certes à court de garanties en fin de journée, mais seulement en de rares occasions et pour des montants peu élevés. Dans le cas où deux participants connaîtraient une défaillance, la probabilité que la Banque du Canada se voie dans l'obligation de fournir des fonds pour garantir le règlement est raisonnablement faible, tout comme le montant moyen des garanties résiduelles. Même si la majorité des participants au STPGV donnent en nantissement des titres émis par d'autres participants, la défaillance de l'un de ces émetteurs n'a dans l'ensemble pas d'impact important à l'intérieur du STPGV.