Dans le cadre d’expériences effectuées à l’aide de sujets humains, les auteurs étudient un modèle comportant une externalité de production positive, dans lequel la productivité d’une entreprise est une fonction non décroissante du niveau moyen de l’emploi dans les autres firmes. Le modèle distingue trois états stationnaires : deux (bas et haut) qui sont stables sous anticipations (A-stables) - et par conséquent localement stables sous apprentissage - et un état stationnaire intermédiaire qui n’est pas A-stable. Il existe également un équilibre à « taches solaires » présentant une A-stabilité locale, lequel fluctue entre les deux états stationnaires limites (bas et haut). Les états stationnaires sont ordonnés en fonction du gain obtenu, les profits étant faibles ou élevés selon que le niveau d’emploi est bas ou haut.

Les auteurs examinent si les sujets participants à l’expérience peuvent apprendre d’un équilibre à « taches solaires ». Deux situations sont envisagées : dans l’une, les gains dépendent des profits de l’entreprise; dans l’autre, de l’erreur quadratique de prévision. Les auteurs constatent que dans les deux cas, les sujets coordonnent leurs anticipations sur les annonces extrinsèques. Dans la situation où les gains sont liés à l’erreur quadratique de prévision, le niveau moyen de l’emploi et la moyenne des prévisions des sujets sont plus proches de l’équilibre correspondant à l’annonce. Les auteurs observent aussi des cas de convergence apparente vers les deux états stationnaires limites.