Les récentes études en théorie monétaire ont montré que, si les indications des acheteurs sur la qualité des billets de banque sont obtenues au moyen de loteries, la contrefaçon n’existe pas en situation d’équilibre non séparateur. L’auteur fait appel ici à un autre mécanisme de négociation pour vérifier la robustesse de ce résultat. Il définit un cadre de prospection concurrentielle dans lequel les vendeurs affichent des offres qui aiguillent les acheteurs. Il est impossible à ces derniers de transmettre des signaux, hypothèse différente de celle retenue dans les travaux précédents. L’auteur conclut que, malgré cela, la contrefaçon n’existe pas en situation d’équilibre si l’équilibre est défini à la manière de Guerrieri et autres (2010), qui appliquent des restrictions aux croyances hors équilibre des vendeurs quant à la probabilité de rencontrer différents types d’acheteurs. L’étude fait en outre ressortir qu’une menace de contrefaçon peut entraîner l’effondrement de l’équilibre monétaire. L’auteur présente une extension du modèle dans laquelle cette menace peut se concrétiser du fait que certains acheteurs n’ont pas connaissance des offres et procèdent par conséquent à la prospection de manière aléatoire. Ce sont ces acheteurs qui peuvent produire de faux billets.