Publication du Rapport sur la politique monétaire

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Bonjour. Tiff et moi sommes heureux d’être ici parmi vous aujourd’hui pour discuter du Rapport sur la politique monétaire, que la Banque a publié ce matin.

  • L’économie mondiale devrait connaître une croissance modeste en 2013. Toutefois, sa dynamique à court terme a changé et la composition de la croissance est maintenant un peu moins favorable pour le Canada.
  • L’économie américaine est plus faible qu’escompté. Mais à mesure que les vents contraires attribuables à la situation budgétaire se dissiperont et que le désendettement des ménages sera mené à terme, la croissance devrait s’accélérer en 2014 et en 2015.
  • Dans l’ensemble, l’économie mondiale devrait progresser de 2,8 % en 2013, puis s’accélérer pour atteindre 3,4 % en 2014 et 3,6 % en 2015.
  • Au Canada, les conditions économiques incertaines à l’échelle mondiale et intérieure retardent le raffermissement des exportations et des investissements des entreprises. Le niveau de l’activité économique est donc plus bas que la Banque ne l’avait anticipé.
  • Bien que les dépenses des ménages demeurent solides, le ralentissement de la croissance des crédits aux ménages et le relèvement des taux hypothécaires laissent entrevoir une correction graduelle des déséquilibres dans le secteur des ménages.
  • La Banque s’attend à ce qu’un meilleur équilibre entre la demande intérieure et la demande extérieure s’établisse au fil du temps et que la croissance s’autoalimente davantage. Toutefois, cela prendra plus de temps que prévu précédemment.
  • La croissance du PIB réel devrait passer de 1,6 % cette année à 2,3 % l’an prochain et à 2,6 % en 2015. La Banque prévoit que l’économie retournera graduellement à son plein potentiel d’ici la fin de 2015 environ.
  • L’inflation au Canada est restée basse ces derniers mois, ce qui reflète l’importante marge de capacités inutilisées présente au sein de l’économie, la concurrence accrue dans le commerce de détail et d’autres facteurs sectoriels.
  • L’offre excédentaire dans l’économie étant plus grande et plus persistante, l’inflation mesurée tant par l’IPC global que par l’indice de référence devrait retourner plus graduellement à 2 % d’ici la fin de 2015 environ.
  • Plusieurs risques liés à la conjoncture extérieure ainsi qu’à la situation économique intérieure pèsent sur les perspectives d’évolution de l’inflation. En tant que décideurs, il est important non seulement d’être conscients de ces risques, mais aussi d’en tenir compte dans notre évaluation de l’orientation appropriée pour la politique monétaire.
  • Nous avons cerné deux risques importants émanant de la conjoncture extérieure. Un principal risque à la hausse en matière d’inflation au Canada tient à la possibilité que la croissance économique soit plus vigoureuse que projeté dans les économies avancées. L’essor de la demande mondiale ainsi engendré se traduirait au Canada par une montée des exportations et un renchérissement des produits de base, soit des facteurs favorables à la progression des revenus et des dépenses.
  • Un deuxième risque important associé à la conjoncture extérieure a trait à une reprise plus lente et plus difficile dans la zone euro. Comme le Canada a des liens commerciaux directs limités avec la zone euro, il en ressentirait les effets principalement par les canaux de la confiance, de l’activité financière et des liens commerciaux indirects.
  • Nous avons aussi cerné trois importants risques internes.
  • Premièrement, il est possible que, pour une projection donnée relative à la croissance mondiale, les exportations soient encore plus faibles que postulé. Ce risque pourrait se matérialiser si les problèmes de compétitivité se révélaient plus importants qu’anticipé et entraînaient des pertes de parts de marché encore plus lourdes.
  • Deuxièmement, il existe un risque à la hausse que, à la faveur du retour de la confiance, la croissance intérieure se renforce plus rapidement que prévu. À partir du moment où la relance de la demande étrangère sera plus solidement ancrée, et pourvu que l’essor de la demande intérieure se poursuive à une cadence modérée, il se pourrait que les entreprises reprennent rapidement confiance.
  • Le troisième risque interne important demeure une correction désordonnée des déséquilibres dans le secteur des ménages, lesquels restent considérables. Le ralentissement continu de la croissance des crédits aux ménages et la montée des taux hypothécaires semblent indiquer que les déséquilibres affectant le secteur des ménages se résorbent graduellement. Toutefois, des données récentes laissent entrevoir le risque d’un dynamisme renouvelé sur le marché du logement.
  • Même si la Banque juge que les risques entourant la trajectoire projetée de l’inflation sont équilibrés, le fait que l’inflation s’est maintenue au-dessous de la cible de façon persistante signifie que des risques à la baisse touchant l’inflation revêtent une importance croissante. Toutefois, la Banque doit aussi prendre en compte le risque d’une amplification des déséquilibres déjà prononcés dans le secteur des ménages.
  • Compte tenu de ces considérations, la Banque estime que la détente monétaire considérable en place actuellement demeure appropriée et a donc décidé aujourd’hui de maintenir le taux cible du financement à un jour à 1 %.

Sur ce, Tiff et moi serons heureux de répondre à vos questions.

Rapport sur la politique monétaire - Octobre 2013

L'économie canadienne devrait croître de 1,6 % en 2013, de 2,3 % en 2014 et de 2,6 % en 2015, et atteindre sa pleine capacité vers la fin de 2015.

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