Dans cette étude, l’auteure quantifie l’incidence d’une amélioration des marchés boursiers sur les agrégats macroéconomiques et le bien-être. Elle a recours à un modèle d’économie ouverte, qui développe le modèle d’Angeletos (2007) : ainsi, dans les sociétés fermées, les entrepreneurs sont confrontés à un risque idiosyncrasique en matière de productivité. Ils peuvent réduire ce risque par la diversification en investissant dans des sociétés ouvertes, dont l’exploitation est toutefois plus coûteuse à divers degrés selon les économies. Pour mesurer l’effet des écarts et imposer une discipline, l’auteure paramètre le modèle au moyen de données sur les entreprises et de données agrégées provenant de l’Équateur et du Chili. Une baisse des coûts des capitaux propres entraîne une amélioration des agrégats, mais exerce un effet différencié sur le bien-être : elle se traduit par une perte pour les entrepreneurs et un gain pour les travailleurs.