Dans cette étude, les auteurs construisent un modèle d’équilibre général dynamique et stochastique intégrant le logement et la dette des ménages, et comparent l’efficacité de diverses mesures (politique monétaire, fiscalité relative au logement et réglementation macroprudentielle) pour réduire l’endettement des ménages. Le modèle incorpore les emprunts et les prêts à taux fixe à long terme se rapportant à deux types de ménages, et établit une distinction entre les flux de crédit et l’encours de la dette. Les auteurs utilisent des méthodes bayésiennes pour estimer les paramètres liés à la dynamique du modèle, et les paramètres de niveau sont calibrés de manière à ce qu’ils correspondent aux ratios clés calculés à partir de données sur l’économie américaine. Ils constatent que le resserrement de la politique monétaire peut induire une baisse de l’encours de la dette hypothécaire réelle, mais entraîner une augmentation du ratio de la dette au revenu des ménages. Parmi les mesures prises en considération, la réduction de la déduction fiscale au titre des intérêts hypothécaires et la diminution du rapport prêt-valeur réglementaire sont les plus efficaces et les moins coûteuses pour faire baisser la dette des ménages, devant l’impôt foncier et le resserrement monétaire. Bien que la réduction de la déduction au titre des intérêts hypothécaires ait une plus grande portée que la diminution du rapport prêt-valeur réglementaire et puisse par conséquent causer des pertes de production plus importantes, il s’agit d’une mesure efficace pour abaisser la dette hypothécaire totale, car elle atteint également les prêts sur la valeur nette d’une maison.