L’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce en décembre 2001 a marqué un véritable tournant dans l’économie mondiale. D’ici dix ans, l’ouverture du compte de capital et l’intégration financière de ce pays seront perçues comme une étape d’égale importance. Dans cet article, nous exposons les avantages que la Chine et le reste du monde peuvent tirer de la libéralisation accrue du compte de capital chinois. Nous évaluons l’ampleur actuelle de l’intégration de jure et de facto de la Chine par rapport à d’autres économies du G20. Nous actualisons les données de Pasricha et coll. (2015) sur les mesures de contrôle des capitaux en Chine jusqu’en 2015 pour mesurer l’intégration financière de ce pays dans l’économie mondiale. Nous examinons également la position extérieure chinoise pour chiffrer l’intégration de facto de la Chine. Nous évaluons ensuite la taille et la composition éventuelles des flux de capitaux dans l’hypothèse où la libéralisation accrue du compte de capital chinois génèrerait une position extérieure brute se rapprochant de la moyenne du G20. En outre, nous abordons les risques associés à cette ouverture accrue du compte de capital et étudions la meilleure façon de les maîtriser. Nous attirons également l’attention sur les effets potentiellement stabilisateurs des mouvements de capitaux des résidents et sur l’importance de libéraliser de manière équilibrée et simultanée les entrées et sorties de fonds.