Dans la présente étude, nous combinons des données administratives sur les prêts et les données d’une enquête réalisée auprès des ménages afin d’analyser l’incidence des modifications apportées récemment aux politiques macroprudentielles au Canada. Nous utilisons pour ce faire un modèle de microsimulation de la demande de prêts hypothécaires des accédants à la propriété. Nous constatons que les politiques qui visent le rapport prêt-valeur ont un effet plus marqué que celles visant le ratio du service de la dette, comme les politiques relatives à l’amortissement. Ce résultat s’explique par le fait que, chez les accédants à la propriété, les emprunteurs soumis à des contraintes de richesse sont plus nombreux que ceux qui subissent des contraintes liées au revenu.