Entre 2008 et 2012, les règles applicables à l’assurance hypothécaire garantie par l’État ont été durcies quatre fois. Dans la présente note, nous analysons les effets de ce resserrement, dans le cadre d’une simulation économétrique réalisée au moyen d’un modèle vectoriel à correction d’erreurs (MVCE). Tout comme l’analyse descriptive des données brutes, l’analyse de l’étude événementielle fondée sur les résultats du modèle indique que les effets n’ont pas toujours été immédiats, bien que les durcissements successifs aient contribué au ralentissement de la croissance du crédit à l’habitation et de l’investissement résidentiel. Ils ont donné lieu dans certains cas à une hausse temporaire du crédit hypothécaire à l’habitation, un effet qui persiste même après la prise en compte d’autres phénomènes conjoncturels et qui est probablement causée par une réaction aux autres resserrements anticipés. Cependant, à long terme, le rythme de croissance du crédit hypothécaire a fini par baisser. Les conséquences des modifications apportées se sont fait sentir plus longtemps sur la croissance du crédit hypothécaire à l’habitation que sur la croissance de l’investissement résidentiel, plus volatile.