Au moyen de données relatives aux contrats à terme sur obligations, nous vérifions si les opérateurs qui pratiquent la négociation à haute fréquence ont recours au parasitisme (back running), une stratégie de négociation qui consiste à répliquer les transactions d’opérateurs institutionnels et qui est susceptible d’imposer des coûts aux institutions financières. Nous rejetons l’hypothèse du parasitisme et concluons plutôt que la négociation à haute fréquence réduit légèrement les coûts de transaction pour les institutions. À la suite d’une hausse rapide du nombre d’opérations de négociation à haute fréquence, les coûts de transaction (mesurés selon le décalage lié à l’exécution) ont diminué de 27 points de base pour les transactions de petite taille (notionnel de 2 à 10 millions de dollars) et n’ont pratiquement pas changé pour les transactions de grande taille. Selon nous, cette baisse s’explique par le fait que la négociation à haute fréquence réduit les écarts effectifs et l’incidence sur les prix par transaction.