Dans cette étude, les auteurs constatent que les obligations de référence du gouvernement du Canada sont généralement moins liquides dans le mois qui suit une forte hausse des émissions de titres de dette publique. Le résultat, qui est statistiquement et économiquement significatif, et plus probant à long terme qu’à court terme, se confirme lorsqu’on neutralise l’effet d’autres facteurs macroéconomiques. Ce résultat cadre avec la thèse selon laquelle des courtiers réfractaires au risque sont moins enclins à fournir des liquidités au marché lorsqu’ils encourent des risques de durée accrus en raison d’une importante émission de titres de créance. Le caractère beaucoup moins liquide des nouvelles obligations pourrait aussi contribuer à l’incidence des émissions des titres de dette sur la liquidité du marché.