Nous étudions les incidences du développement des marchés financiers en prenant en considération les modes de financement aussi bien formel qu’informel. En nous fondant sur des données internationales sur les entreprises, nous constatons que le financement informel est plus courant dans les pays riches que dans les pays pauvres. Pour rendre compte de ce profil empirique, nous construisons un modèle dans lequel l’offre de financement informel s’accroît en phase avec le développement du secteur financier tandis que la demande diminue. Le modèle génère une courbe en forme de cloche représentant la relation entre l’incidence du financement informel et le PIB par habitant. Notre analyse révèle qu’aux premiers stades de développement économique, la perte de production liée aux frictions financières est exacerbée par la faiblesse de l’offre de financement informel. L’apport au PIB du financement informel est plus important pour les pays les plus riches de notre échantillon que pour les plus pauvres.