L’étude porte sur la relation entre l’affiliation d’une banque à une société de portefeuille bancaire et le risque particulier et systémique des banques. En prenant la saison des ouragans de 2005 qu’ont connue les États-Unis comme exemple de choc exogène pour les bilans bancaires, nous montrons que les banques contrôlées par une société de portefeuille sont plus résilientes que les banques indépendantes. Pour ce qui est de l’effet de la liquidité d’une société de portefeuille sur la résilience de ses filiales, les banques apparaissent plus fragiles quand la société mère a peu de liquidités. Cette observation est conforme aux observations trouvées dans la littérature sur le rôle joué par le financement interne dans la stabilisation des banques d’un groupe. Nous montrons aussi que les banques aux societés moins liquides réorientent leur portefeuille vers des activités plus risquées, notamment vers les activités bancaires non traditionnelles.