La demande de liquidité dans les systèmes de paiement à règlement brut en temps réel peut être considérable. C’est pourquoi les banques centrales de par le monde ont mis en place des mécanismes d’économie de liquidité. Les mécanismes les plus efficaces sont ceux qui réduisent les besoins de liquidité en appariant les paiements dirigés vers une file d’attente centrale et en ne les réglant qu’à l’aide de la liquidité requise pour couvrir les obligations nettes.

La maximisation de la valeur des paiements réglés dans une file d’attente en fonction de la liquidité disponible est difficile sur le plan du calcul. Tous les systèmes centralisés de file d’attente actuels n’atteignent pas cet objectif. Même s’il est atteint, il n’en résulte pas forcément une maximisation du bien-être au niveau du système.

Dans cette étude, je cherche à améliorer les files d’attente de compensation centralisées existantes en apportant deux changements fondamentaux. Premièrement, au lieu de décider de la quantité de liquidités à injecter dans la file d’attente avant que les dispositifs de compensation soient déterminés, les banques reçoivent des offres non négociables qui déterminent quels paiements seront réglés et quelle sera la part du coût de liquidité qu’elles devront assumer. Deuxièmement, plutôt que de tenter de maximiser la valeur ou le volume des paiements réglés dans la file d’attente, je propose d’utiliser l’information sur les gains et les coûts instantanés pour les participants afin de définir une mesure du bien-être pour tout ensemble de paiements compensés.

L’application de la méthode de répartition des coûts par la valeur de Shapley, qui garantit l’acceptation systématique des propositions de compensation maximisant le bien-être, permet de tirer pleinement parti de ces deux changements.