Enquête sur les attentes des consommateurs au Canada — Quatrième trimestre de 2022

Résultats de l’enquête du 4e trimestre | Vol. 3.4 | 16 janvier 2023

La présente enquête a été menée du 27 octobre au 17 novembre 2022. Des entrevues de suivi ont été réalisées en novembre et en décembre 2022.

Vue d’ensemble

  • En réponse à la forte inflation et aux hausses de taux d’intérêt, les consommateurs ont réduit leurs dépenses relativement à un large éventail de biens et de services. Les prix élevés des aliments sont une grande source de frustration pour les ménages.
  • L’accès au crédit s’est détérioré et les salaires réels ont continué de baisser. Résultat, une proportion croissante de la population compte réduire davantage ses dépenses ou reporter certains achats au cours des prochains mois.
  • La plupart des consommateurs s’attendent à une récession légère ou modérée au pays dans les 12 prochains mois. La majorité des répondants ayant indiqué qu’une récession les toucherait négativement s’attendent à avoir de la difficulté à payer leurs factures ou anticipent d’autres problèmes financiers. Cependant, moins d’un sixième de ces répondants prévoient de perdre leur emploi.
  • Les attentes d’inflation à l’horizon d’un an se maintiennent à un niveau élevé, alors que l’inflation observée s’est stabilisée.
  • Les répondants ont encore une fois différentes opinions quant à la trajectoire que prendra l’inflation au cours des cinq prochaines années. Ils sont plus nombreux qu’avant la pandémie à s’attendre à une déflation dans cinq ans. Il semble que les attentes de déflation sont surtout liées à la résolution des problèmes de chaîne d’approvisionnement. Certains répondants croient qu’un déblocage à cet égard pourrait renverser en partie les hausses de prix anormalement fortes observées au Canada récemment.

Les consommateurs réduisent leurs dépenses en raison de la forte inflation et de la montée des taux d’intérêt

Les consommateurs ont affirmé avoir réduit leurs dépenses au cours des six derniers mois relativement à un large éventail de biens et de services (graphique 1). Ils sont particulièrement préoccupés par la hausse des prix des aliments et d’autres produits essentiels. Ils allouent une plus grande partie de leur budget aux produits essentiels, à cause de ces coûts plus élevés et de la hausse des taux d’intérêt. Ils réduisent par conséquent leurs dépenses pour une grande variété d’autres biens et services. Un répondant a déclaré durant une entrevue de suivi : « Je dépense beaucoup d’argent pour acheter pas grand-chose ».

Selon certains, l’inflation élevée dans l’alimentation découle de prix abusifs et de la recherche de profits. En plus d’avoir réduit leurs dépenses à l’épicerie et sur d’autres biens et services, les consommateurs disent changer leurs habitudes d’achat. Par exemple, ils choisissent des marques meilleur marché, achètent en gros et cherchent des rabais. Un répondant a dit « dépenser plus prudemment ».

Graphique 1 : Les consommateurs ont réduit leurs dépenses pour de nombreux produits en raison de la hausse des taux d’intérêt et de l’inflation

Voyage, hébergement, restauration et loisirs87,78 %
Vêtements et chaussures73,52 %
Épicerie58,33 %
Biens durables (voitures, électroménagers, etc.)49,63 %
Transport (p. ex., essence)47,96 %
Réparations, entretien et autres dépenses32,41 %
Éducation et soins de santé/personnels21,67 %

Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir continuer de réduire leurs dépenses ou de reporter des achats en raison de la forte inflation et des taux d’intérêt élevés (graphique 2). C’est surtout le cas de ceux qui ont un taux variable sur leur prêt hypothécaire ou d’autres dettes, comme une marge de crédit contractée pour effectuer des rénovations ou d’autres achats importants, et qui sentent les effets des hausses de taux. Les participants interrogés coupent surtout dans leurs dépenses non essentielles, comme les loisirs, pour pouvoir acheter des produits essentiels. Certains reportent ou annulent des achats plus importants, comme celui d’un véhicule. Voici ce qu’un répondant a déclaré pendant les entrevues : « Le taux d’intérêt sur un prêt automobile est de 8 %... si ce taux ne baisse pas, les choses vont commencer à mal aller pour moi. »

Graphique 2 : Les consommateurs comptent reporter ou réduire certaines dépenses en raison de leurs attentes quant à l’inflation et aux taux d’intérêt

Nota : Cette question n’a pas été posée du premier trimestre de 2021 au premier trimestre de 2022.

La perception que les conditions de crédit se resserrent freine aussi la capacité des gens à dépenser. Environ 60 % des répondants ont affirmé qu’il est plus difficile d’obtenir du crédit aujourd’hui qu’il y a un an. Une proportion similaire s’attend à ce que ces difficultés s’aggravent d’ici l’an prochain (graphique 3). Les gens croient que le resserrement des conditions de crédit est principalement attribuable :

  • aux taux d’intérêt plus élevés
  • aux conditions de financement plus strictes (mises de fonds, garanties, etc.)

À cause des difficultés qu’ils rencontrent pour obtenir du crédit, certains consommateurs anticipent une croissance plus faible des prix des logements. Selon les résultats de l’enquête, la majorité des gens savent que les hauts taux d’intérêt nuisent à l’accès à la propriété et compliquent les choses pour certains acheteurs potentiels. Bon nombre des participants croient néanmoins que le marché du logement ne ralentira que modestement, car ils constatent une pénurie de logements dans leur quartier.

Graphique 3 : Les répondants jugent qu’il est de plus en plus difficile d’accéder au crédit

* Différence entre le pourcentage des répondants indiquant un accès plus difficile au crédit et celui des répondants indiquant un accès plus facile au crédit.

Les attentes liées à la croissance des salaires réels ont aussi des effets sur les dépenses prévues des consommateurs. Les attentes à l’égard de la croissance des salaires ont baissé, même si les attentes d’inflation sont demeurées élevées1. Plus de la moitié des répondants pensent que, à long terme, leur salaire ne rattrapera pas l’inflation observée récemment (graphique 4). D’ailleurs, les attentes liées à la croissance des salaires sont faibles quand on les compare aux attentes d’inflation. Cela semble indiquer que les consommateurs pensent que leurs augmentations salariales ne suffiront pas à absorber les hausses des prix. Par ailleurs, les répondants associent la croissance anémique des salaires à une économie qui ralentit. Selon l’un d’eux, « les consommateurs ne peuvent rien se payer; voilà pourquoi on se dirige vers une récession ».

Graphique 4 : La plupart des travailleurs pensent que leur salaire ne rattrapera pas les hausses de prix récentes

Graphique 4 : La plupart des travailleurs pensent que leur salaire ne rattrapera pas les hausses de prix récentes

Pensez-vous que votre salaire finira par rattraper toutes les augmentations de prix récentes? Pourcentage de répondants

Oui, mon salaire rattrapera complètement les hausses de prix13 %
Mon salaire a suivi l’inflation16 %
Oui, mon salaire rattrapera partiellement les hausses de prix19 %
Non, je ne m’attends pas du tout à ce que mon salaire rattrape les hausses de prix52 %

Les consommateurs continuent de craindre une récession, même s’ils anticipent un marché du travail vigoureux

Les inquiétudes exprimées sur l’état de l’économie sont généralisées. Les répondants évaluent à 60 % en moyenne la probabilité qu’une récession survienne au cours des 12 prochains mois. Un peu moins de la moitié de ceux qui anticipent une récession croient qu’elle sera modérée et de courte durée (graphique 5). Les Canadiens à faible revenu sont plus pessimistes. Ils sont en effet plus susceptibles de penser que la récession serait grave. Pendant les entrevues de suivi, les répondants ont dit que la durée de la récession dépendait du niveau élevé d’endettement des ménages canadiens moyens ainsi que des effets des hausses de taux d’intérêt sur les propriétaires devant renouveler leur prêt hypothécaire.

Graphique 5 : Plus des deux tiers des répondants qui anticipent une récession pensent qu’elle ne sera pas grave

Graphique 5 : Plus des deux tiers des répondants qui anticipent une récession pensent qu’elle ne sera pas grave

Comment qualifieriez-vous le ralentissement attendu de l’économie? Pourcentage de répondants

Tous les répondantsRépondants à faible revenu
Léger et de courte durée7,02 %3,87 %
Léger mais de longue durée16,99 %13,86 %
Gravité modérée et durée plutôt longue47,47 %49,53 %
Grave mais de courte durée11,76 %11,08 %
Grave et de longue durée16,76 %21,66 %

Environ la moitié des ménages – dont beaucoup sont à faible revenu – croient qu’ils seraient négativement touchés par une récession (graphique 6). Beaucoup de répondants s’attendent à une chute de la valeur de leurs actifs financiers ou à avoir de la difficulté à payer leurs factures. À peu près un cinquième des répondants croient qu’il y aura une détérioration de la situation de leur emploi, qui se traduirait par exemple en une baisse de salaire, une réduction des heures de travail ou une perte d’emploi. Les travailleurs des secteurs sensibles aux taux d’intérêt, comme la construction, sont beaucoup plus susceptibles que ceux d’autres secteurs de penser qu’une récession aura une incidence sur leur emploi. Résultat, certains répondants essaient de trouver des moyens de réduire leurs dépenses et d’accumuler une épargne de précaution. Par exemple, un des répondants « essaie d’épargner plus, reste aux aguets et s’attend au pire ».

Graphique 6 : Beaucoup de consommateurs croient qu’une récession aurait des effets négatifs sur leur emploi et leur situation financière

Graphique 6 : Beaucoup de consommateurs croient qu’une récession aurait des effets négatifs sur leur emploi et leur situation financière

Si une récession devait survenir, quels seraient les impacts les plus probables et les plus importants sur votre situation personnelle ou celle d’en membre de votre ménage? Pourcentage de répondants

Baisse de la valeur des actifs financiers49,05 %
Plus de difficulté à payer les factures43,74 %
Diminution de salaire32,59 %
Réduction des heures de travail15,48 %
Perte d’emploi14,64 %

Dans l’ensemble, les travailleurs pensent que le marché du travail est vigoureux, mais que certains signes indiquent un ralentissement. Selon une enquête expérimentale à haute fréquence – l’enquête Internet quotidienne sur la confiance – menée récemment par la Banque du Canada auprès des Canadiens, une proportion plus faible de travailleurs s’attend à voir davantage d’emplois créés dans les six prochains mois (graphique 7). Toutefois, de nombreux répondants à l’enquête sur les attentes des consommateurs au Canada ont déclaré que les pénuries de main-d’œuvre et le nombre élevé de postes vacants contribueront à stabiliser le marché du travail. Selon eux, les personnes qui pourraient perdre leur emploi au cours de la période de ralentissement prévue en trouveraient un nouveau plus facilement que lors des récessions précédentes. Par ailleurs, certains participants ont affirmé que les pénuries de main-d’œuvre entraînent la fermeture temporaire de magasins de proximité. Lors d’une entrevue de suivi, un répondant a dit avoir vu qu’un « magasin était fermé parce que la direction n’arrivait pas à trouver assez d’employés ». Pour les répondants, la stabilité du marché du travail serait un facteur qui permettrait au Canada d’éviter une récession grave.

Graphique 7 : Les consommateurs voient des signes de ralentissement sur le marché du travail

Nota : Ces données sont tirées de l’enquête Internet quotidienne sur la confiance, une enquête expérimentale en ligne menée par la Banque du Canada auprès des consommateurs canadiens.Dernière observation :

L’enquête Internet quotidienne sur la confiance est une enquête expérimentale en ligne que la Banque du Canada mène quotidiennement auprès des Canadiens2.

Les attentes d’inflation à court terme demeurent élevées

Les attentes d’inflation à court terme ont cessé d’augmenter, mais restent élevées (graphique 8). De nombreux consommateurs ont déclaré que les problèmes du côté de l’offre empêchent la Banque d’atteindre sa cible d’inflation, notamment :

  • les perturbations des chaînes d’approvisionnement
  • la guerre que la Russie mène en Ukraine
  • les prix élevés de l’énergie
  • les pénuries de main-d’œuvre

De plus, les répondants croient que les dépenses publiques élevées nuisent aux mesures de la Banque visant à faire baisser l’inflation. À plus long terme, les consommateurs anticipent une décélération de l’inflation. En fait, plus l’horizon s’éloigne, plus leurs attentes sont faibles, en moyenne.

Les consommateurs restent néanmoins préoccupés par l’inflation, et certains doutent de l’efficacité du resserrement de la politique monétaire. Plus des trois quarts des répondants comprennent que la Banque augmente son taux directeur pour faire baisser l’inflation. Cela dit, environ deux cinquièmes d’entre eux pensent que les hausses de taux atteindront cet objectif, une proportion qui reste faible. Les participants à l’enquête qui ne savaient pas que la Banque a une cible d’inflation ont évalué la cible à un niveau légèrement plus bas, mais encore trop haut.

Graphique 8 : Les attentes d’inflation à court terme des consommateurs restent élevées

Nota : Ce graphique présente des valeurs médianes. Pour des précisions sur leur mode de calcul, voir le document intitulé Enquête sur les attentes des consommateurs au Canada – Vue d’ensemble, qui reprend également les questions de l’enquête. Les données de ce graphique sont aussi ventilées selon des caractéristiques démographiques.Dernière observation :

Les attentes d’inflation à l’horizon de cinq ans ont quelque peu baissé et avoisinent les creux historiques de l’enquête. Cependant, les opinions divergent quant au niveau d’inflation à long terme (graphique 9). Environ un tiers des répondants croit que l’inflation sera supérieure à 5 % dans cinq ans, soit un niveau près de la moyenne historique de l’enquête. Par ailleurs, les personnes à faible revenu, les femmes et les jeunes sont davantage portés à s’attendre à une forte inflation. Il est plus probable que ces consommateurs ne sachent pas que la Banque a une cible d’inflation et qu’ils aient une opinion plus pessimiste de l’économie canadienne. En revanche, la proportion de répondants qui anticipent une déflation est plus élevée que la moyenne historique. Vous trouverez plus de détails à l’encadré 1.

Graphique 9 : Les attentes des consommateurs quant à l’inflation à l’horizon de cinq ans sont plus variées qu’avant la pandémie

2019T42022T4
Sous 0 %10,06 %26,45 %
De 0,0 à 0,9 %2,25 %1,47 %
De 1,0 à 2,9 %24,34 %16,60 %
De 3,0 % à 3,9 %13,89 %8,86 %
De 4,0 % à 4,9 %8,57 %5,91 %
De 5,0 % à 9,9 %20,16 %20,15 %
À 10,0 % et plus14,31 %15,46 %

Encadré 1 : Plus de répondants qu’avant la pandémie anticipent une déflation dans cinq ans

La hausse de la proportion de consommateurs qui s’attendent à une déflation est généralisée. Ils sont plus nombreux qu’avant la pandémie à s’attendre à une déflation dans cinq ans, peu importe leur tranche de revenu, catégorie d’âge et niveau d’éducation.

Cette proportion élevée ne découle pas d’une mauvaise compréhension de ce qu’est la déflation. Durant les entrevues de suivi, les répondants ont clairement distingué la désinflation de la déflation, et n’ont pas pris une période de ralentissement de l’inflation pour de la déflation. De plus, l’augmentation du pourcentage de consommateurs qui s’attendent à une déflation se voit chez tous les types de répondants, quel que soit le niveau de numératie. Au cours de ce trimestre, les répondants ont été plus nombreux qu’avant la pandémie à dire qu’ils anticipent une déflation.

Les consommateurs qui s’attendent à une déflation ne semblent pas faire de lien entre cette perception et le ralentissement économique qu’ils envisagent. Comparativement aux autres Canadiens, ces consommateurs sont moins susceptibles de croire qu’une récession surviendra inévitablement au cours des 12 prochains mois. Ils ont aussi moins tendance à penser que, si elle se produisait, la récession serait grave et longue. Il est également moins probable qu’ils voient les problèmes du côté de la demande empêcher la Banque d’atteindre sa cible d’inflation.

Bon nombre de ceux qui s’attendent à une déflation à long terme sont d’avis que les prix à la consommation baisseront à mesure que l’économie se remettra des chocs du côté de l’offre. « Tout ce qui monte doit redescendre », a déclaré un répondant lors des entrevues de suivi. Ces consommateurs tendent à dire que les facteurs d’offre causent les difficultés auxquelles la Banque fait face présentement, alors qu’elle tente de ramener l’inflation à la cible (graphique 1‑A). Beaucoup d’entre eux pensent que ces embûches disparaîtront d’ici un an ou deux (graphique 1‑B). Par exemple, en référence à l’offre de biens que les problèmes de chaîne d’approvisionnement perturbent, un répondant a affirmé : « Je crois que l’inflation va baisser parce que l’offre va remonter. »

Nota : Les réponses évoquant les problèmes de chaîne d’approvisionnement, les pénuries de main-d’œuvre, et les prix du pétrole et de l’énergie sont rangées dans la catégorie des facteurs d’offre. Les réponses mentionnant les dépenses publiques élevées sont considérées comme faisant état des facteurs de demande. Les réponses liées à la persistance de la pandémie, au manque de coordination en matière de vaccination et aux changements climatiques sont considérées comme signalant d’autres facteurs. Les réponses sont ensuite regroupées et comptabilisées une seule fois par type de facteur.

Facteurs d’offre29,91 %
Facteurs de demande13,24 %
Autres facteurs20,33 %

* Comprend les facteurs d’offre, les facteurs de demande, et d’autres facteurs.
Nota : Les réponses évoquant les problèmes de chaîne d’approvisionnement, les pénuries de main-d’œuvre, et les prix du pétrole et de l’énergie sont rangées dans la catégorie des facteurs d’offre. Les réponses mentionnant les dépenses publiques élevées sont considérées comme faisant état des facteurs de demande. Les réponses liées à la persistance de la pandémie, au manque de coordination en matière de vaccination et aux changements climatiques sont considérées comme signalant d’autres facteurs. Les réponses sont ensuite regroupées et comptabilisées une seule fois par type de facteur.

D’ici 2 ans32,28 %
Dans 3 ans ou plus20,75 %

  1. 1. Pour en savoir davantage sur les attentes salariales des consommateurs, voir l’encadré 1 de l’Enquête sur les attentes des consommateurs au Canada — Troisième trimestre de 2022.[]
  2. 2. L’enquête Internet quotidienne sur la confiance est menée conjointement par la Banque du Canada et RIWI, une société internationale de suivi des tendances et de prévisions. Menée en ligne, l’enquête vise à sonder l’opinion des consommateurs canadiens sur l’économie. Pour ce faire, RIWI sélectionne au hasard des personnes qui tentent de visiter des sites Web inactifs ou abandonnés. Ces individus choisissent ensuite de participer ou non à l’enquête. Les réponses anonymes recueillies sur des sujets comme les attentes vis-à-vis le marché du travail permettent d’obtenir en temps réel des signaux supplémentaires sur les perceptions du consommateur canadien moyen. Cette enquête complète les autres outils de sondage et données auxquels recourt la Banque pour prendre ses décisions de politique monétaire.[]

L’enquête sur les attentes des consommateurs au Canada recueille l’opinion des ménages au sujet de l’inflation, du marché du travail et de leur situation financière. Des précisions sur le questionnaire et les réponses obtenues sont présentées dans le site Web de la Banque du Canada. Les résultats de l’enquête constituent un condensé des opinions exprimées par les répondants et ne reflètent pas forcément le point de vue de la Banque du Canada.