Rapport sur la politique monétaire
Octobre 2026
Vue d’ensemble
On s’attend à ce que l’inflation au Canada reste au-dessus de 3 % pendant la majeure partie de 2027, ce qui est nettement supérieur aux prévisions antérieures. L’économie canadienne a entamé la deuxième moitié de 2026 sur des bases plus solides, et les perspectives pour l’activité économique ont été revues à la hausse. L’incertitude demeure élevée.
Conjoncture
L’inflation demeure autour de 3 %, poussée à la hausse par les prix plus élevés de l’essence. L’économie canadienne a pris de la vigueur au deuxième trimestre. Le regain des tensions commerciales avec les États‑Unis pèsera sur la croissance à court terme.
Hypothèses tarifaires et autres
Les prix du pétrole et les marges des raffineries restent élevés, mais la projection suppose qu’ils vont baisser graduellement. Les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis demeurent en grande partie exempts de droits de douane. Mais la rupture des négociations entre les deux pays a déclenché une nouvelle vague tarifaire et accentué l’incertitude.
Perspectives
On s’attend à ce que l’inflation reste au-dessus de 3 % pendant la majeure partie de 2027. Elle devrait ensuite diminuer graduellement, car les pressions liées aux coûts de l’énergie et des importations prennent du temps à se répercuter sur les prix. La croissance devrait quant à elle se raffermir pour se chiffrer à 2 % en 2027 et 2028.
Économie mondiale
La réduction de l’offre de pétrole provenant du Moyen-Orient et les tensions sur la capacité de raffinage font monter l’inflation dans le monde. Les prix plus élevés de l’énergie pèsent sur l’activité économique. La croissance mondiale demeure résiliente, portée par la vigueur des investissements liés à l’intelligence artificielle.
Projections
Les perspectives de l’économie canadienne se sont quelque peu améliorées. Cette amélioration tient à : des données montrant une activité plus vigoureuse que prévu, de nouvelles mesures incitant les entreprises à investir et un relèvement des projections démographiques. L’inflation a été revue à la hausse en raison de la persistance des prix plus élevés de l’énergie, ainsi que des prix plus élevés des importations non énergétiques.
Risques
L’évolution des prix de l’énergie et la relation commerciale entre le Canada et les États-Unis demeurent les deux risques les plus importants pour les perspectives d’inflation.
Point de mire
Marges des raffineries et croissance persistante des prix de l’énergie
Les marges bénéficiaires élevées des raffineries ont fait grimper les prix du carburant au-dessus des niveaux que laisserait supposer la hausse des prix du pétrole brut à elle seule, ce qui a accentué les pressions sur les coûts et les prix. Les marges devraient diminuer graduellement.
Les facteurs derrière la hausse des rendements des obligations d’État à long terme
Depuis le début de l’année, les rendements des obligations d’État à long terme ont fortement augmenté, atteignant leurs plus hauts niveaux en plus d’une décennie dans beaucoup d’économies avancées.
Utiliser Prima pour suivre les effets d’un choc énergétique sur l’inflation
Les hausses des prix de l’énergie jouent sur l’inflation en deux temps. D’abord, elles font rapidement monter les prix du carburant, ce qui augmente les coûts du transport et de la production intérieure. Ensuite, ces coûts plus élevés se répercutent graduellement sur les prix d’un vaste éventail de biens et de services.
Le Rapport sur la politique monétaire émane du Conseil de direction de la Banque du Canada, qui réunit Tiff Macklem, Carolyn Rogers, Toni Gravelle, Marc‑André Gosselin, Nicolas Vincent et Michelle Alexopoulos.
ISSN 1490-1234 (Online)