Marc-André Gosselin a été nommé directeur général du département des Analyses de l’économie canadienne de la Banque du Canada le 11 mars 2019. À ce titre, il veille à l’orientation stratégique et à la gestion du département, qui est chargé de réaliser des analyses rigoureuses et ponctuelles de la conjoncture économique au pays et de fournir des conseils sur la conduite de la politique monétaire.
Auparavant, en tant que directeur général délégué du département de la Stabilité financière, M. Gosselin était responsable des travaux du département en lien avec l’évaluation du risque systémique, les tests de résistance et la politique monétaire. Il était également le cadre supérieur de la Stabilité financière qui supervisait la Revue du système financier de la Banque du Canada.
M. Gosselin est entré à la Banque en 1999 comme économiste. Au fil des ans, il a occupé des postes aux responsabilités croissantes et acquis une expertise particulière en macroéconomie et en analyse des risques.
Né à Montréal, au Québec, M. Gosselin est titulaire d’une maîtrise en économie appliquée de HEC Montréal.
La projection macroéconomique et l’analyse des risques jouent un rôle important dans la prise de décision des autorités monétaires. Les modèles font partie intégrante de ce processus. Cette étude décrit comment la Banque du Canada intègre les modèles utilisés en recherche pure et leurs apports dans l’environnement de projection des banques centrales.
Nous élaborons des indicateurs de la demande et de l’offre dans l’économie canadienne au moyen de techniques de traitement automatique du langage naturel pour analyser les présentations de résultats financiers de sociétés cotées en bourse. Nos résultats montrent que ces nouveaux indicateurs pourraient aider les banques centrales à repérer les pressions inflationnistes en temps réel.
Après une période où le taux directeur est à sa valeur plancher, le dépassement temporaire de la cible d’inflation peut procurer d’importants avantages économiques. Cela peut être particulièrement vrai pour les segments vulnérables de la population, tels que les travailleurs qui ont de faibles liens avec le marché du travail et les chômeurs de longue durée.
Les étés sont-ils de plus en plus chauds? Les écarts de température au jour le jour sont-ils plus grands qu’avant? À l’aide de données sur les températures quotidiennes au Canada entre 1960 et 2020 ainsi que de méthodes économétriques modernes, nous donnons aux économistes et aux décideurs des preuves de l’évolution des températures – un aspect important de l’enjeu des changements climatiques.
Nous effectuons une expérience randomisée axée sur l’information à l’aide de données semblables à celles de l’enquête sur les attentes des consommateurs au Canada. Nous mettons en lumière un lien de causalité indiquant que les répondants revoient leurs attentes à court et à moyen terme à l’égard de la croissance future des prix des logements en fonction de la dynamique observée à court terme. Cependant, d’un point de vue empirique, la croissance des prix des logements a tendance à revenir à sa moyenne à moyen terme.
La Banque du Canada a récemment mis en place une enquête trimestrielle pour mesurer les attentes des ménages canadiens : l’Enquête sur les attentes des consommateurs au Canada. Les données recueillies fournissent une information détaillée sur les anticipations des consommateurs concernant l’inflation, le marché du travail et la situation financière de leur ménage, ainsi que sur leur incertitude à ces égards. Le présent article décrit l’Enquête et illustre la richesse des renseignements qu’elle est susceptible de fournir aux chercheurs et aux décideurs publics au sujet des consommateurs canadiens.
Les économies avancées ont été confrontées à deux énigmes successives après la crise financière mondiale : anormalement élevés de la fin de 2009 à 2011, les taux d’inflation sont, contre toute attente, devenus faibles de 2012 au milieu de 2014. Ces tendances sont analysées sous deux angles. Tenir compte des anticipations des ménages permet d’expliquer une bonne partie de l’évolution inhabituelle de l’inflation mondiale. Pour le Canada, la dynamique de l’inflation dans l’après-crise s’explique aussi à la lumière de l’incidence notable de l’intensification de la concurrence dans le commerce de détail.
L'auteur examine l'apport des divers facteurs qui concourent à l'atteinte de la cible d'inflation. L'étude de données portant sur un groupe de 21 pays pourvus d'une cible d'inflation, et couvrant la période du premier trimestre de 1990 au deuxième trimestre de 2007, met en lumière des disparités notables entre les banques centrales quant au respect de leurs cibles respectives. Les mouvements de change, les déficits des finances publiques et les niveaux de développement différents du secteur financier peuvent expliquer une partie des écarts observés. Les autres écarts tiennent plutôt à des différences dans le régime lui-même et les caractéristiques de sa mise en oeuvre.
Les projections préparées par le personnel en vue d'alimenter les délibérations de la Banque sur la politique monétaire tiennent compte de la très forte intégration de l'économie canadienne au sein de l'économie mondiale ainsi que de ses liens financiers et réels étroits avec l'économie américaine. En appui à ces projections, la Banque a mis au point plusieurs modèles pour étudier et prévoir l'évolution de l'économie dans le reste du monde. Les auteurs s'attachent plus particulièrement à MUSE, le modèle qui sert à l'heure actuelle à décrire les interactions entre les principales variables macroéconomiques américaines, telles que le produit intérieur brut, l'inflation, les taux d'intérêt et le taux de change. L'article présente également un survol des modèles NEUQ et BOC-GEM.
Don Coletti, Marc-André Gosselin et Cameron MacDonald étudient, dans La montée des sociétés de financement hypothécaire au Canada : avantages et vulnérabilités, l’importance accrue des sociétés de financement hypothécaire sur le marché hypothécaire canadien. Ils analysent les modèles d’affaires de ces sociétés, et décrivent la relation qu’elles entretiennent avec les courtiers hypothécaires et les banques, et les avantages qu’elles procurent aux emprunteurs canadiens. Enfin, ils évaluent comment les sociétés de financement hypothécaire influent sur les vulnérabilités du système financier.