Cette étude analyse les effets de l’assouplissement quantitatif dans un modèle d’équilibre général dynamique et stochastique adapté à une petite économie ouverte qui inclut des rééquilibrages de portefeuilles internationaux. Les portefeuilles sont classés comme des sous-portefeuilles de court et de long terme non parfaitement substituables, chacun comportant des obligations nationales et étrangères. Contrairement aux modèles standards de petite économie ouverte, les obligations nationales et étrangères peuvent faire l’objet d’échanges internationaux. Le modèle lie la prime de terme nationale à la prime de terme mondiale, et les résultats du modèle en ce qui concerne l’efficacité des politiques d’assouplissement quantitatif à réduire la prime de terme nationale dépendent fortement du degré de substituabilité entre les obligations nationales et étrangères. Le modèle estimé implique que l’assouplissement quantitatif dans les petites économies ouvertes devrait avoir une efficacité beaucoup moindre sur les rendements à long terme en raison de la grande substituabilité entre les actifs nationaux et étrangers observée dans les données. Dans le modèle, l’incidence sur le taux de change s’en trouve ainsi limitée. L’étude montre également que l’accès des investisseurs étrangers au marché intérieur de titres d’emprunt constitue un facteur essentiel à considérer lorsqu’on évalue la politique d’assouplissement quantitatif : ignorer ce facteur ferait faussement paraître la politique plus efficace.