L'année 2002 aura été difficile pour un bon nombre de secteurs de l'économie albertaine. Beaucoup de fermiers ont souffert de la grave sécheresse qui a sévi dans l'ouest du pays, et les faibles cours du pétrole et du gaz ont restreint les investissements dans le secteur énergétique.
Les événements dramatiques des deux dernières années et l'inquiétude grandissante que suscitent les perspectives à court terme de l'économie mondiale ont fait naître un climat dans lequel les responsables des politiques publiques ne prêtent plus attention qu'à la conjoncture et perdent de vue leurs objectifs à long terme.
L'économie canadienne a connu une croissance robuste depuis le début de l'année et fonctionne maintenant assez près des limites de sa capacité. La hausse des prix à la consommation a dépassé la cible de 2 % et devrait s'accentuer encore d'ici la fin de l'année en raison de l'augmentation des prix du pétrole et d'autres variations des prix relatifs.
L'économie canadienne a connu une croissance robuste depuis le début de l'année et fonctionne maintenant assez près des limites de sa capacité. La hausse des prix à la consommation a dépassé la cible de 2 % et devrait s'accentuer encore d'ici la fin de l'année en raison de l'augmentation des prix du pétrole et d'autres variations des prix relatifs.
Nous publions aujourd'hui la livraison d'octobre du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle la Banque examine les tendances économiques et financières dans l'optique de la stratégie qu'elle poursuit pour la maîtrise de l'inflation au Canada.
Étant donné le degré d'incertitude qui règne actuellement dans le monde, nous sommes tous naturellement portés à nous soucier des perspectives à court terme. C'est compréhensible. Mais, en même temps, il importe de voir au delà du court terme et de prêter attention aux tendances à long terme et au potentiel de notre économie.
La question peut sembler assez simple : le Canada devrait-il adopter le dollar américain? Mais, en réalité, les enjeux sont complexes. Évidemment, je ne peux pas aborder tous les aspects de cette question durant le temps qui m'est alloué aujourd'hui.
La Banque est reconnue depuis longtemps pour l'environnement de recherche fécond qu'elle cultive. Nous voulons également susciter la poursuite de recherches utiles à nos champs d'activité, en particulier la politique monétaire et la stabilité du système financier, dans les universités de tout le pays.
Je me propose aujourd'hui de vous entretenir de la stabilisation macroéconomique et de la collaboration des autorités monétaire et budgétaire en adoptant le point de vue d'un pays industriel doté d'un régime de changes flottants, d'une politique monétaire fondée sur une cible explicite à l'égard de l'inflation et d'une politique budgétaire poursuivant un objectif clair.
Nous avons publié aujourd'hui la Mise à jour de la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle la Banque examine les tendances économiques et financières en regard de la stratégie qu'elle poursuit pour la maîtrise de l'inflation au Canada.
Mais d'abord, j'aimerais vous parler d'un sujet important, à savoir les moyens de promouvoir le fonctionnement efficace des marchés financiers du Canada. Et plutôt que de vous présenter un exposé technique et détaillé sur la question, je me concentrerai sur deux éléments essentiels à ce bon fonctionnement : la confiance et la transparence.
L'Université Queen's a pour devise « Sapientia et doctrina stabilitas », que l'on pourrait traduire par la phrase suivante : « La sagesse et le savoir seront le pilier de tes jours ». Cette devise s'applique particulièrement bien à vous qui recevez vos diplômes d'ingénieur aujourd'hui.
Comme le précise le préambule de la Loi sur la Banque du Canada, nous avons l'obligation de favoriser la prospérité économique et financière du pays. C'est dans cet esprit que nous cherchons à promouvoir la bonne tenue de l'économie par la stabilité monétaire, c'est-à-dire au moyen d'un taux d'inflation bas, stable et prévisible.
Au Canada, la faiblesse de l'activité économique s'est réellement concentrée dans le troisième trimestre de l'an dernier, en particulier en septembre. Les attentats terroristes perpétrés ce mois-là ayant causé une grande incertitude, la Banque du Canada, comme la Réserve fédérale américaine, a créé des conditions monétaires fortement expansionnistes en abaissant de façon substantielle ses taux directeurs.
Pour faire échec à cette incertitude et ranimer la confiance des consommateurs et des entreprises, la Banque du Canada est intervenue énergiquement en vue d'assouplir les conditions monétaires. De septembre dernier à janvier 2002, nous avons abaissé les taux d'intérêt de 200 points de base, ce qui a porté à 375 points de base leur diminution totale depuis janvier 2001.
Donald Gow s'intéressait vivement aux domaines de l'administration publique et des réformes de l'appareil budgétaire au Canada. Il appartient à la longue lignée des professeurs de l'Université Queen's qui se sont concentrés sur diverses questions d'ordre budgétaire à l'échelon fédéral.
Pour faire échec à cette incertitude et ranimer la confiance des consommateurs et des entreprises, la Banque du Canada est intervenue énergiquement en vue d'assouplir les conditions monétaires. De septembre dernier à janvier 2002, nous avons abaissé les taux d'intérêt de 200 points de base, ce qui a porté à 375 points de base leur diminution totale depuis janvier 2001.
L'économie canadienne devrait de nouveau tourner à plein régime au second semestre de 2003. Quant à l'inflation, elle devrait se chiffrer à 2 %, le taux visé par la Banque, vers la fin de 2003.
La mondialisation — c'est-à-dire le mouvement vers une intégration accrue des économies nationales à l'échelle planétaire — comporte, pour nous tous, des avantages importants. Elle a stimulé le commerce mondial, libéralisé l'accès aux sources de financement international et facilité la diffusion de progrès technologiques d'une grande portée dans les domaines du transport, des communications et du traitement de l'information.
À cette époque, la Banque du Canada et le gouvernement canadien s'étaient rendu compte tous deux des dommages que l'inflation peut causer. Leur prise de conscience les a amenés, au début de 1991, à conclure une entente sur des cibles explicites de maîtrise de l'inflation.
Cette économie est fort différente de celle à laquelle beaucoup d'entre nous ont été confrontés dans les années 1970 et 1980 — une économie minée par une inflation élevée et variable ainsi que par le niveau excessif et sans cesse croissant des déficits budgétaires et de la dette publique.
Les conséquences immédiates et les retombées des attaques du 11 septembre ont assombri encore davantage le tableau économique, accentuant les effets d'un ralentissement de l'activité à l'échelle mondiale dont la gravité était devenue plus apparente au cours de l'été.
L'un des principaux avantages que présente la poursuite de cibles d'inflation est de contribuer à régulariser le fonctionnement de l'économie lorsque la demande de biens et de services canadiens évolue de façon inattendue.
Sur la scène économique, la grande préoccupation de la dernière année a été le ralentissement de l'activité qui a frappé non seulement le Canada, mais aussi la plupart des principaux pays industriels. Les attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis ont aggravé la situation.
(Version française) L'évolution économique au Canada depuis la publication du Rapport de novembre et le profil de croissance fourni dans la Mise à jour donnent à penser que la marge de capacités inutilisées sera légèrement plus importante en 2002 qu'on ne le supposait en novembre dernier.
(Version bilingue) Depuis, la conjoncture géopolitique s'est améliorée, et la confiance des consommateurs s'est redressée tant au Canada qu'aux États-Unis. Par conséquent, bien qu'une croissance robuste ne soit pas encore engagée, il est maintenant plus clair que notre économie gagnera en vigueur à mesure que l'année avancera.
Dans les années 1970 et 1980, le Canada — comme bien d'autres pays — a constaté que des taux d'inflation élevés et variables causaient énormément de dommage à l'économie. Il a fallu beaucoup de temps et beaucoup d'efforts déployés à l'intérieur de différents cadres de conduite de la politique monétaire pour ramener notre pays sur la bonne voie.