En théorie, les prix des maisons accusent des écarts plus importants d'une région à l'autre que ceux des biens et services dont l'échange se fait plus facilement. Cela explique en partie que le taux d'inflation diffère selon les régions. Dans le présent rapport, l'auteur examine un ensemble de facteurs susceptibles de causer de plus grands écarts entre les hausses des prix des maisons qu'entre les hausses des prix des autres biens et services. Pour éclairer ce phénomène, deux modèles ont été construits, puis estimés à l'aide de données canadiennes.

Étant donné que les écarts qui existent entre les hausses des prix des maisons peuvent résulter de variations dues à des facteurs régionaux, le premier modèle établit une relation d'équilibre de long terme entre les prix régionaux des maisons et l'indice des prix à la consommation (IPC); à court terme, cette relation est influencée par les variations des prix réels des matières premières propres aux régions, la dépense réelle en capital et les dépenses publiques réelles.

Les premiers tests de cointégration confortent l'hypothèse d'une relation à long terme entre les niveaux des prix des maisons et le niveau de l'IPC. Même si les résultats des estimations semblent indiquer dans l'ensemble que les variations des prix des maisons d'une région à l'autre subissent l'influence des chocs régionaux, il n'est pas possible de faire des généralisations au sujet de l'importance à accorder à ces derniers.

Enfin, l'auteur a estimé le second modèle à l'aide de données en coupes instantanées et de séries chronologiques afin de mesurer le poids relatif des variations des prix des maisons dues à des facteurs nationaux et celles qui sont imputables à des facteurs régionaux. De fait, les deux éléments se sont avérés importants.