Dans cette étude, l'auteur examine la tenue sur le plan empirique de différents agrégats monétaires autres que ceux qui sont publiés à l'heure actuelle par la Banque du Canada. Il en ressort que M1 et M1a réels se comportent à peu près aussi bien l'un que l'autre en tant qu'indicateurs avancés de la production réelle sur de courts horizons. Toutefois, M1a est plus intéressant du point de vue théorique, puisqu'il n'englobe pas les dépôts du gouvernement fédéral tenus dans les sociétés de fiducie (M1 n'exclut que les dépôts du gouvernement fédéral qui sont tenus dans les banques). De même, dans les différents modèles analysés par l'auteur, ce sont les agrégats au sens large – M2+, M2d (c.-à-d. M2+ plus les bons du Trésor, les obligations d'épargne provinciales et les obligations d'épargne du Canada), M3b (c.-à-d. M2d plus les fonds mutuels, les obligations du gouvernement de un à trois ans, les titres hypothécaires, les dépôts en dollars canadiens détenus par des étrangers et les dépôts en monnaies étrangères comptabilisés au Canada au nom des résidents) et LLb (c.-à-d. M3b plus les acceptations bancaires et le papier commercial émis par des sociétés non financières) – qui fournissent généralement les meilleurs renseignements sur l'évolution future de l'inflation sur de longs horizons (de un à deux ans). Par ailleurs, des tests effectués à l'aide de modèles P* de prévision de l'inflation montrent que M1 est un bon indicateur de l'évolution à long terme de l'inflation. Il ressort des analyses effectuées dans le cadre de cette étude que les agrégats M1, M1a, M2+, M2d, M3b et LLb méritent qu'on s'y intéresse davantage.