Dans un discours prononcé aujourd'hui devant les délégués de La Conférence de Montréal, M. Gordon Thiessen, gouverneur de la Banque du Canada, a traité des effets de la mondialisation des marchés financiers sur l'économie mondiale.

M. Thiessen a fait remarquer que la mondialisation des marchés financiers a donné aux emprunteurs un meilleur accès à une plus grande réserve de capitaux et amélioré les possibilités d'investissement pour les épargnants du monde entier.

Il a expliqué de quelle façon, dans le contexte de la mondialisation, un système de taux de change flottants aide des pays comme le Canada à conserver une politique monétaire indépendante.

L'imposition d'une taxe sur les opérations sur devises, a souligné M. Thiessen, ne contribuera pas à la stabilité des marchés financiers mondiaux. Non seulement une telle taxe accentuerait probablement la volatilité des taux de change, mais elle réduirait aussi la liquidité des marchés et ferait augmenter le coût du capital.

« Le meilleur moyen, a dit M. Thiessen, de profiter au maximum de la mondialisation des marchés financiers et de réduire les risques d'entrave aux politiques macroéconomiques nationales est de faire en sorte que ces politiques soient saines et soutenables. De plus, a poursuivi le gouverneur, il faut que les systèmes financiers soient prudemment gérés et surveillés aux niveaux national et international. »

M. Thiessen a ajouté qu'en plus d'avoir adopté une saine approche en matière de politiques intérieures, au Canada « nous appuyons fortement les initiatives internationales visant à promouvoir la stabilité financière partout dans le monde et y apportons notre contribution. »