Some Explorations, Using Canadian Data, of the S-Variable in Akerlof, Dickens, and Perry (1996)

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Selon plusieurs auteurs, les économies seraient aux prises avec un arbitrage entre l'inflation et le chômage à long terme en raison de la rigidité à la baisse des salaires nominaux. La nature de la courbe de Phillips à court terme s'en trouverait alors modifiée en période de faible hausse des salaires. Akerlof, Dickens et Perry ont mis au point un modèle empirique dans lequel une variable (appelée S) destinée à saisir l'incidence de la rigidité des salaires nominaux est intégrée à l'estimation de la courbe de Phillips à court terme. L'insertion de cette variable permet d'améliorer considérablement les prévisions dynamiques de l'inflation produites par la courbe de Phillips au delà de la période d'estimation, tant pour les États-Unis que pour le Canada.

Dans leur étude, Seamus Hogan et Lise Pichette appliquent un éventail de tests à des données réelles et artificielles en vue d'établir si l'addition de la variable S donne lieu effectivement à une amélioration de l'estimation de la courbe de Phillips à court terme et si cette amélioration, le cas échéant, indique que la rigidité à la baisse des salaires nominaux fait augmenter le taux de chômage naturel en période de faible progression des salaires. Les auteurs concluent que le pouvoir de prévision de la courbe de Phillips augmentée de S en simulation dynamique ne varie pas selon qu'il y ait ou non rigidité des salaires nominaux dans l'économie.