Gaining Credibility for Inflation Targets

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L'étude porte sur un modèle simple où les agents économiques prennent connaissance de la cible d'inflation de la banque centrale au fil du temps en observant le comportement de l'instrument de politique monétaire ou l'évolution de l'inflation. La banque centrale a avantage à accroître sa crédibilité (définie comme une fonction de l'écart entre la cible perçue et la cible réelle), car l'atteinte de la cible d'inflation devient alors plus conciliable avec celle de la cible de production.

Le modèle auquel l'auteur fait appel repose sur deux hypothèses fondamentales : a) la banque centrale connaît sa cible d'inflation mais ne peut la communiquer de façon crédible aux agents; b) les variations observées de l'instrument de politique monétaire ne renseignent pas parfaitement les agents sur l'objectif de la banque centrale. L'optimisation de la politique monétaire exige donc l'endogénéisation du processus d'information des agents et la résolution du problème de « contrôle optimal » qui en découle. L'auteur démontre qu'une approximation linéaire du problème de contrôle optimal donne lieu aux mêmes observations que le comportement d'une « banque centrale prudente » au sens de Rogoff (1985), qu'elle procure la plupart des avantages pouvant résulter d'une approximation d'ordre supérieur, compte tenu d'un degré raisonnable de crédibilité initiale, et qu'en fait, elle peut s'avérer préférable si les agents ne savent pas quel poids exact attribuer à chaque variable dans l'actualisation de leur perception de la cible. Une conduite prudente de la banque centrale est d'autant plus profitable que les agents accordent un poids élevé aux écarts de la production par rapport à la cible.

L'auteur termine son étude en illustrant l'incidence des trois facteurs suivants sur la crédibilité : le choix de l'instrument de politique monétaire, la transparence et la publication des prévisions.