L'auteure recourt à un modèle à correction d'erreurs à transition graduelle (MCETG) pour formaliser l'évolution des taux hypothécaires de un an et de cinq ans. Ce modèle permet un ajustement non linéaire des taux hypothécaires jusqu'à leur niveau d'équilibre à long terme. En outre, l'auteure intègre des seuils variables dans le temps à la formulation type du MCETG, de manière que le terme de correction d'erreurs tienne compte des changements structurels qui sont survenus progressivement. Elle constate que le MCETG, qu'il soit assorti de seuils fixes ou variables dans le temps, se caractérise par une meilleure adéquation statistique sur l'échantillon et par de plus faibles erreurs de prévision que les modèles linéaires de référence et les modèles univariés. Les résultats de l'estimation révèlent des non-linéarités dans le processus d'ajustement des taux hypothécaires vers leur niveau d'équilibre à long terme. En particulier, l'auteure constate que les taux hypothécaires réagissent de façon plus marquée à un déséquilibre important qu'à un faible déséquilibre. Les prévisions que produit le MCETG sont supérieures, du point de vue statistique, à celles des modèles univariés, mais pas à celles du modèle linéaire.