Aujourd'hui, la Banque du Canada a publié son Rapport sur la politique monétaire. Nous y indiquons qu'une croissance robuste renaît actuellement en Amérique du Nord. L'économie canadienne devrait de nouveau tourner à plein régime au second semestre de 2003. Quant à l'inflation, elle devrait se chiffrer à 2 %, le taux visé par la Banque, vers la fin de 2003.

Certains risques planent sur ces perspectives. L'assouplissement monétaire marqué qui a été opéré pourrait pousser la croissance de l'activité au-delà du niveau projeté. Par contre, la progression de la dépense des ménages pourrait être plus faible que prévu, s'il s'avère que le dynamisme récent de la consommation tient plus qu'on ne le suppose à des dépenses anticipées. Il subsiste une incertitude quant au moment et à l'ampleur de la relance des investissements des entreprises et des exportations, surtout à cause de la fragilité persistante de la confiance des entreprises à l'échelle internationale. De plus, bien que les risques géopolitiques qui entourent les perspectives économiques mondiales se soient atténués depuis septembre, l'évolution récente de la conjoncture politique au Proche-Orient pourrait continuer de se répercuter sur les cours du pétrole brut. Cela pourrait avoir des conséquences sur l'économie mondiale.

Dans ces circonstances, et à la lumière des risques à la hausse et à la baisse qui pèsent sur les perspectives, les autorités monétaires devront évaluer la vitalité de l'économie à mesure qu'elle s'approchera des limites de sa capacité, de même que les conséquences sur l'inflation future. Il faudra, en temps opportun et avec mesure, réduire la forte détente monétaire en place. L'objectif est de maintenir l'inflation aux alentours du taux visé de 2 %, pour ainsi contribuer à soutenir la croissance de l'activité et la pleine utilisation des capacités à moyen terme.