Dans un discours qu'il a prononcé aujourd'hui à l'Université de la Colombie-Britannique, le gouverneur de la Banque du Canada, M. David Dodge, a indiqué que l'économie canadienne a montré une vigueur remarquable au cours des deux dernières années, malgré un certain nombre d'éléments défavorables, dont la plupart venaient de l'étranger. L'adoption de cibles de maîtrise de l'inflation, l'assainissement des finances publiques et les initiatives de restructuration des entreprises sont autant de mesures positives prises dans les années 1990 qui permettent aujourd'hui à l'économie de mieux affronter les problèmes, a souligné M. Dodge.

« L'économie a affiché une tenue remarquable si l'on considère qu'elle a subi quatre chocs majeurs au cours des deux dernières années », a dit le gouverneur. Ces chocs, a-t-il précisé, ont été les difficultés des secteurs de la technologie et des télécommunications, le ralentissement généralisé de 2001 à l'échelle mondiale, les retombées des attentats terroristes perpétrés aux États-Unis l'année dernière et la perte de confiance des investisseurs à la suite des événements observés du côté des pratiques de comptabilité et de régie interne de certaines sociétés.

« La belle tenue récente de notre économie, loin d'être le fruit du hasard, tient au cadre solide que nous nous sommes donné pour maîtriser l'inflation et gérer les finances publiques », a déclaré M. Dodge. « Nous nous voyons maintenant récompensés des énormes efforts que nous avons déployés pour ouvrir le pays au libre-échange et élaborer un cadre approprié de mise en oeuvre des politiques macroéconomiques. »

En ce qui concerne les perspectives à court terme de l'économie, le gouverneur a souligné que « l'expansion plus rapide que prévu de la demande intérieure au Canada se poursuit, alimentée par la forte détente monétaire au sein de l'économie ». Il a fait remarquer, toutefois, qu'« il subsiste des risques à la baisse et des incertitudes, dont la plupart viennent de l'étranger ».

En conclusion, M. Dodge a indiqué que, selon la Banque, « l'économie canadienne a maintenu sa vigueur fondamentale » tout au long de l'été. « La demande intérieure pourrait être plus forte encore; en revanche, les incertitudes externes qui pèsent sur les perspectives paraissent s'être accentuées par rapport à ce qu'elles étaient au début de juillet. »