Les auteurs utilisent un modèle dynamique d'équilibre général pour étudier le rôle que jouent les frictions financières comme mécanisme de transmission de la politique monétaire canadienne. Ils évaluent aussi les effets réels de chocs exogènes de crédit. Les frictions financières sont modélisées comme l'écart entre les taux d'intérêt des dépôts et ceux des emprunts bancaires. Elles dépendent ainsi de l'activité économique et des chocs de crédit. La conclusion générale qui découle de cette étude est que la majeure partie des effets réels des chocs de politique monétaire est due à la rigidité des prix et non aux frictions financières. Cependant, les chocs de crédit affectent significativement les variables macroéconomiques. Par conséquent, l'imperfection des marchés du crédit n'explique dans ce modèle qu'une faible part de l'amplification et de la propagation des effets réels des chocs de politique monétaire.

Publication :

International Review of Economics and Finance (1059-0560)
2008, vol. 17, no 1, p. 159-176