La Banque a publié aujourd'hui la Mise à jour de la livraison d'avril du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle elle examine les tendances économiques et financières au regard de la stratégie qu'elle poursuit pour la maîtrise de l'inflation au Canada.

Depuis la parution du Rapport sur la politique monétaire en avril, un certain nombre d'événements inattendus ont modifié les perspectives d'évolution de l'activité économique et de l'inflation au Canada.

L'activité a été freinée par les retombées du SRAS et d'un cas isolé de maladie de la vache folle au pays. La demande extérieure de produits canadiens a aussi été plus faible qu'escompté. De plus, la forte appréciation du dollar canadien par rapport à son pendant américain aura un effet modérateur sur la progression future de la demande de biens et de services canadiens.

Le taux d'inflation observé et, cela est important, le taux d'inflation attendu ont baissé. La marge de capacités inutilisées se creuse plus que prévu. Il semble maintenant que l'inflation mesurée par l'indice de référence tombera sous la cible de 2 % avant la fin de l'année.

En réponse à la situation changeante, nous n'avons pas modifié le taux cible du financement à un jour le 3 juin, jugeant moins nécessaire de réduire le degré de détente monétaire en place. Et, le 15 juillet, nous l'avons abaissé de 25 points de base pour le ramener à 3 %. Cette réorientation de la politique monétaire devrait apporter un soutien à la croissance de la demande intérieure et aider la demande globale à se situer à des niveaux compatibles avec le maintien de l'inflation aux environs de 2 % à moyen terme.

Nous prévoyons que le rythme d'expansion de l'économie canadienne s'accélérera vers la fin de 2003 et tout au long de 2004. Nos prévisions se fondent sur les facteurs suivants :

  • la disparition des retombées du SRAS et du cas de maladie de la vache folle;
  • la reprise escomptée de l'économie américaine;
  • la nette amélioration du climat sur les marchés de capitaux;
  • la vigueur fondamentale de la demande intérieure.

Nous surveillerons de près l'évolution de la demande intérieure et extérieure dans l'optique d'un maintien du taux d'inflation à la cible de 2 %.

Paul et moi serons maintenant heureux de répondre à vos questions.