De nos jours, les chercheurs peuvent choisir la fréquence d'échantillonnage des taux de change et des taux d'intérêt. Si la période couverte par le contrat compte un nombre d'observations élevé par rapport à la taille de l'échantillon, le recours à une approximation asymptotique pour tester l'hypothèse de parité des taux d'intérêt non couverte à l'aide de la méthode des moments généralisés peut conduire à des conclusions fallacieuses. Le modèle en temps continu que définissent les auteurs pour l'évolution du taux de change et du report n'est pas sensible à l'agrégation temporelle, contrairement à ceux en temps discret que l'on trouve dans la littérature. Les auteurs obtiennent des estimations efficaces des paramètres du modèle en temps continu, en testant les restrictions associées à la parité des taux d'intérêt non couverte, et proposent un test de spécification novateur qui permet de comparer les estimateurs à différentes fréquences. Les résultats empiriques tirés de l'estimation de modèles bien spécifiés conduisent au rejet de la parité des taux non couverte.

Publication :

International Economic Review (0020-6598)
Novembre 2011, vol. 52, no 4, p. 1215-1251