Les récents événements survenus sur les marchés financiers illustrent à quel point il est important d'analyser la relation entre la santé financière des banques et l'activité économique réelle. Les auteurs construisent pour ce faire un modèle dynamique d'équilibre général dans lequel le bilan des banques influe sur la propagation des chocs. À l'aide de ce modèle, ils mènent des simulations quantitatives concernant la réaction de l'économie à un choc technologique, à un choc de politique monétaire ainsi qu'à des perturbations émanant du secteur bancaire, qu'ils assimilent à des périodes de détresse sur les marchés financiers. Les auteurs montrent que, lors de chocs défavorables, les économies dont le secteur bancaire demeure bien doté en capital ne voient pas le crédit bancaire diminuer autant et connaissent un ralentissement moins marqué. La présence de banques au bilan solide aide donc l'économie à mieux absorber les chocs, ce qui a des répercussions sur la conduite de la politique monétaire. Le modèle utilisé apporte un éclairage intéressant au débat en cours sur la réglementation des fonds propres des banques.

Publication :

Journal of Economic Dynamics and Control (0165-1889)
Mars 2010, vol. 34, no 3, p. 555-576