Les auteurs mènent des simulations au moyen de BOC-GEM-FIN – la version du modèle de l'économie mondiale de la Banque du Canada (BOC-GEM) qui intègre des frictions financières du côté tant de l'offre que de la demande de crédit – dans le but d'analyser les répercussions qu'auraient des modifications de la réglementation bancaire dans l'économie canadienne. Ils calculent plus précisément les effets à court terme et à long terme de hausses des ratios minimaux de fonds propres et de liquidité sur certaines variables macroéconomiques et financières clés. D'après les résultats de leurs simulations, même si, en longue période, les conséquences pour les prêts bancaires, les marges d'intermédiation, l'investissement et la production sont modestes, en courte période, elles ne sont pas négligeables. En outre, le délai de mise en oeuvre des modifications réglementaires et le temps de réaction de la politique monétaire ont une incidence appréciable sur le plan macroéconomique. Enfin, le ralentissement de l'activité au Canada est en gros deux fois plus prononcé et dure deux fois plus longtemps si le ratio réglementaire des fonds propres bancaires est également relevé à l'étranger, au lieu de l'être seulement au pays.