Building New Plants or Entering by Acquisition? Estimation of an Entry Model for the U.S. Cement Industry

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Dans de nombreuses branches d'activité, les entreprises qui se développent sur de nouveaux marchés ont habituellement deux possibilités : construire une usine (nouvel apport) ou acquérir un établissement. Dans le secteur du ciment aux États-Unis, l'avantage – au chapitre, p. ex., de la productivité totale des facteurs ou de la taille – des entreprises entrantes comparativement à celles en place et les barrières réglementaires à l'entrée sont des facteurs importants dans le choix du moyen d'expansion. Pour modéliser cette décision et estimer les primitives de l'offre et de la demande qui permettent de déterminer l'influence de ces facteurs, l'auteur propose un jeu fondé sur une riche banque de données, tirée du recensement des entreprises industrielles américaines (1963-2002). Il examine deux politiques qui ont une incidence sur le type d'entrée privilégié et sur l'équilibre sectoriel : une politique environnementale asymétrique qui entrave les nouveaux apports, et une politique freinant les entrées par acquisition. L'analyse contrefactuelle menée indique qu'un environnement moins favorable aux acquisitions aurait induit une chute de 90 % des acquisitions d'usines et une hausse de 21 % des nouveaux apports durant les années Reagan-Bush. Les modifications apportées à la Clean Air Act en 1990 ont fait monter de 3,5 % le nombre d'acquisitions. En outre, d'après les résultats des simulations de l'auteur, les règlements qui créent des barrières à l'encontre des nouveaux apports sont plus préjudiciables pour le bien-être que ceux qui freinent les entrées par acquisition. Enfin, l'auteur montre comment les estimations des paramètres changent lorsqu'il applique la méthode traditionnellement suivie dans la littérature liée aux modes d'entrée (qui fait abstraction des entrées par acquisition) et lorsqu'il emploie une simple méthode des moindres carrés ordinaires.