A General Equilibrium Model with Banks and Default on Loans

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Pendant la crise financière survenue récemment aux États-Unis, les banques ont réduit l’octroi de nouveaux prêts aux entreprises sur fond de préoccupations autour de la capacité de remboursement des emprunteurs. Au même moment, les sociétés ont restreint leurs investissements sous l’effet de la hausse des coûts du crédit et de la dégradation des perspectives économiques. Pour expliquer cette dynamique au sein du cycle économique global, l’auteur élabore un modèle intégrant des ménages, des banques et des entreprises. Il prend pour hypothèse que les banques sont limitées dans leur capacité d’attirer des dépôts en raison d’un certain manque d’engagement de leur part et, en outre, que l’octroi de prêts aux entreprises les expose au risque de défaut. Dans ce contexte, les variations des taux des prêts ont des répercussions sur la taille du secteur des entreprises. L’auteur examine l’influence des banques sur le comportement des ménages et des entreprises, et constate que les chocs de productivité aussi bien que les chocs financiers entraînent des taux de défaut et des écarts de taux d’intérêt contracycliques. Une analyse de l’incidence d’une injection de fonds publics destinée, à l’instar du Troubled Asset Relief Program (TARP), à atténuer les conséquences d’un choc financier ou de productivité négatif, montre que l’effet stabilisateur de telles interventions dépend de la source du choc. Ainsi, dans le cas d’un choc de productivité globale, cette intervention sera moins efficace étant donné que, quand la productivité globale diminue, l’assouplissement des pratiques de prêt des banques ne stimule que faiblement la demande de crédit des entreprises. En revanche, une injection de liquidités peut contrer les répercussions négatives d’un choc financier sur l’offre de prêts. Enfin, la quantification des chocs de productivité globale et des chocs financiers permet d’évaluer le rôle respectif de ces chocs dans le cycle économique. L’auteur conclut que les chocs de productivité globale ont eu une influence marquée sur la production et l’investissement agrégés jusqu’au milieu de 2008, tandis que les chocs financiers expliquent 65 % du recul de l’investissement et 55 % de la chute de production enregistrés au premier trimestre de 2009.