L’auteure étudie les effets d’une politique monétaire expansionniste aux États-Unis en périodes de fortes tensions financières. Pour procéder à son analyse, elle élabore un modèle factoriel à transition lisse dans lequel le passage d’un état à l’autre (d’une situation « normale » à un régime de fortes tensions) dépend d’un indice des conditions financières. À partir de données trimestrielles allant du premier trimestre de 1970 au deuxième trimestre de 2009, soit 108 séries chronologiques de données macroéconomiques et financières américaines, l’auteure observe qu’un choc de politique monétaire a des répercussions plus importantes et persistantes sur des variables macroéconomiques comme la production, la consommation et l’investissement s’il survient en période de fortes tensions plutôt que lorsque la conjoncture est « normale ». L’incidence différente selon le régime (« normal » / fortes tensions) semble attribuable à la non-linéarité du canal du crédit par lequel se transmettent les mesures de politique monétaire.