D’après les recherches effectuées à la Banque du Canada avant le dernier renouvellement de l’entente sur la maîtrise de l’inflation en 2011, les avantages découlant d’une cible inférieure à 2 % ne justifiaient pas le risque accru d’être contraints par la borne limitant à zéro les taux d’intérêt nominaux (la « borne du zéro »). L’expérience acquise et les analyses menées à l’échelle internationale depuis le renouvellement de 2011 ont confirmé l’importance de la borne du zéro. Bon nombre de banques centrales ont mis en place des mesures de politique monétaire non traditionnelles, mais la borne du zéro s’est révélée un obstacle à la réalisation des objectifs de politique monétaire plus grave et plus persistant que prévu. En outre, selon les analyses conduites à la Banque et ailleurs, les taux d’intérêt devraient à l’avenir être inférieurs en moyenne au niveau qu’ils affichaient pendant les vingt premières années du ciblage de l’inflation. Par conséquent, la probabilité d’être contraints par la borne du zéro est sans doute plus élevée qu’anticipé. Compte tenu de tous ces facteurs, une cible supérieure à 2 % devrait être considérée. Les auteurs présentent une vue d’ensemble de l’état actuel des connaissances ainsi que les principales questions en suspens entourant les avantages et les inconvénients d’une cible d’inflation supérieure.