Lorsque les vulnérabilités du système financier sont élevées, elles peuvent faire peser des risques asymétriques sur les perspectives économiques. Pour illustrer cet énoncé, j’examine les perspectives économiques présentées dans la livraison d’octobre 2017 du Rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada dans le contexte de deux grandes vulnérabilités du système financier, à savoir le niveau élevé d’endettement des ménages et les déséquilibres sur le marché du logement. L’incertitude qui plane sur le profil de consommation des ménages endettés – et, de ce fait, les risques entourant la croissance du produit intérieur brut (PIB) – découle de la montée des taux d’intérêt et des modifications apportées récemment à la ligne directrice B-20 du Bureau du surintendant des institutions financières sur la souscription de prêts hypothécaires. J’ai recours à des méthodes bayésiennes non linéaires pour tenir compte de l’amplification possible des chocs négatifs dans une économie vulnérable. Je constate que la matérialisation d’une incidence plus forte que prévu de la hausse des taux d’intérêt ou du resserrement des conditions d’octroi des prêts hypothécaires induirait des risques asymétriques pour la croissance du PIB.