Dans cette étude, nous cherchons à comprendre comment les investissements directs étrangers sortants influent sur la productivité des entreprises canadiennes. Nous estimons les effets d’investissements directs étrangers de création sur certaines mesures de la productivité des entreprises, à l’aide de données sur plus de 4 000 projets d’investissement de ce type réalisés par quelque 2 000 sociétés canadiennes de 2003 à 2014. Nous employons la méthode des doubles différences avec des techniques d’appariement des coefficients de propension et trouvons que les entreprises canadiennes qui investissent à l’étranger enregistrent généralement, après un ou deux ans, des gains de productivité plus marqués que celles qui — par ailleurs analogues — ne s’implantent pas à l’étranger, ce qui donne à penser que les investissements sortants sont bénéfiques pour les entreprises qui les font. De plus, il ressort d’une analyse de régression sur données de panel provinciales qu’une augmentation du nombre de projets d’investissement sortant est associée à une croissance accrue de la productivité, notamment dans les cas où les pays d’accueil sont ceux de l’OCDE. Les résultats donnent à penser que les investissements s’accompagnent d’externalités de connaissance ou technologiques d’autant plus importantes que la frontière technologique des pays d’accueil est proche de celle du pays de l’entreprise investisseuse.