Le poids des ventes de logements existants dans l’économie canadienne a augmenté ces dernières années, et la variation autour de cette tendance a eu pour conséquence que ces ventes ont contribué de manière démesurée aux mouvements du produit intérieur brut (PIB) réel. Dans ce contexte, nous utilisons des techniques de cointégration pour estimer, dans les provinces canadiennes, le niveau de l’activité de revente qui est soutenue par des facteurs fondamentaux – notamment l’emploi à temps plein, l’accessibilité à la propriété et les flux migratoires –, ce qui nous aide à faire abstraction de la volatilité. Les résultats donnent à penser qu’à plus long terme, l’activité de revente et ces facteurs ont une relation stable, même s’il arrive que des écarts persistent. Nous observons également une relation robuste et positive entre la croissance des prix des logements et les écarts des ventes de logements existants par rapport aux facteurs fondamentaux. Bien qu’il reste très difficile de prédire les variations trimestrielles des reventes, les modèles provinciaux permettent d’obtenir de meilleurs résultats que les modèles nationaux et naïfs, et ils offrent un cadre utile pour cerner les risques pesant sur la croissance du PIB qui sont directement attribuables au marché des reventes.