Learning, Equilibrium Trend, Cycle, and Spread in Bond Yields

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Puisque le facteur d’actualisation stochastique de tout modèle d’équilibre a des effets directs sur les courbes de rendement, la dynamique déduite de l’observation des rendements des obligations du Trésor américain devrait nous montrer à quoi ressemble un bon facteur d’actualisation stochastique, d’un point de vue historique. Certaines des grandes caractéristiques du rendement de ces obligations – tendance des taux à long terme, mouvements cycliques des taux à court terme et variations du niveau des écarts de rendement – ne sont pas prises en compte par les modèles d’équilibre existants de tarification des actifs, ce qui complique leur utilisation.

En se basant sur l’hypothèse de stationnarité, qui implique que la dynamique des taux à court terme est constante, il est difficile de générer au moyen des modèles standard une courbe en cloche pour le rendement des obligations du Trésor américain et de reproduire la volatilité inconditionnelle des données. L’approche standard, qui se base sur l’existence d’une prime de risque d’inflation pour expliquer une courbe de rendement ascendante, n’explique pas les variations du niveau et les mouvements cycliques des écarts de rendement. Une énigme importante mais souvent négligée – les courbes de rendement inversées (et les récessions) moins fréquentes après les années 1990 – n’a toujours pas été résolue.

Je présente un nouveau modèle d’équilibre permettant d’expliquer les trois principales caractéristiques susmentionnées. La tendance est générée à partir d’un processus d’apprentissage fondé sur des composantes stables de la croissance du PIB et de l’inflation, lesquelles affichent des comportements semblables à ceux des estimations du taux d’intérêt neutre (r*) et de l’inflation tendancielle (π*) présentées dans la littérature. Les mouvements cycliques des rendements et des écarts sont obtenus pour l’essentiel à partir d’un processus d’apprentissage basé sur des composantes transitoires de la croissance du PIB et de l’inflation. Les courbes de rendement inversées moins fréquentes après les années 1990 sont attribuables à la stagnation séculaire observée récemment et aux attentes d’inflation procyclique.