Monetary Policy and the Persistent Aggregate Effects of Wealth Redistribution

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Les ménages diffèrent sur les plans de la richesse, du revenu et de la propriété du logement. Cette différence joue un rôle important dans la transmission de la politique monétaire. Lors de chocs de politique monétaire, la dette courante détenue par les ménages – presque entièrement nominale – a une incidence sur la manière dont les chocs redistribuent la richesse entre les épargnants et les emprunteurs, et sur l’ampleur de cette redistribution.

À l’aide d’un modèle structurel qui prend en compte la diversité économique des ménages canadiens, nous montrons d’abord que l’effet de redistribution de la politique monétaire a des répercussions sur l’ensemble de l’économie. Cet effet crée également un arbitrage du point de vue de la politique monétaire, puisqu’il procure des avantages standard à court terme du côté de la production – en augmentant la quantité de biens et services produits –, mais qu’il est nuisible à moyen terme.

Notre analyse révèle que cet arbitrage est plus fort dans les économies au sein desquelles la dette nominale est supérieure, et plus faible quand le cadre de politique, par exemple le ciblage du niveau des prix, a un effet de redistribution moindre. La diversité économique des ménages fait donc du ciblage du niveau des prix un cadre plus avantageux, car elle renforce sa capacité à stabiliser l’inflation et la production. En outre, la redistribution de la richesse suppose que des épisodes de taux d’intérêt durablement bas entraîneront des coûts de production à moyen terme, comme on l’a constaté après la crise financière mondiale de 2008-2009.