Expectation-Driven Term Structure of Equity and Bond Yields

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Les résultats de travaux récents sur la structure des taux de rendement des actions et des obligations posent des défis de taille aux modèles existants de détermination des prix d’équilibre des actifs. Cette étude propose un nouveau modèle d’équilibre basé sur les anticipations subjectives pour expliquer les dynamiques historiques conjointes des rendements boursiers et obligataires (et leurs écarts de rendement). Les mouvements de ces rendements sont principalement causés par des anticipations subjectives à l’égard de la croissance des dividendes et du produit intérieur brut (PIB). Dans le cas des droits aux dividendes à court terme, les rendements sont plus volatils parce que l’anticipation de croissance du dividende à court terme retourne à sa moyenne de long terme, moins volatile. La pente procyclique du rendement des actions est due à la pente contracyclique des anticipations de croissance des dividendes. La corrélation entre les rendements des actions et les rendements nominaux des obligations est passée du positif au négatif après la fin des années 1990, en raison essentiellement d’une corrélation plus forte entre la croissance du PIB réel et le taux de croissance réel des dividendes attendu, et en partie seulement à cause de l’inflation procyclique. Les rendements des strips de dividendes sont prévisibles, mais la capacité prédictive diminue avec l’échéance en raison des erreurs de prévision et révisions prévisibles. Le modèle concorde également avec les données car il produit des ratios cours-dividende persistants et volatils, et une volatilité excessive des rendements.

DOI : https://doi.org/10.34989/swp-2022-21