La reprise mondiale entre dans une nouvelle phase. Dans les économies avancées, les facteurs temporaires favorisant la croissance en 2010 – tels que le cycle des stocks et la demande refoulée – ont déjà fait sentir leurs effets en grande partie, et les stimulants budgétaires feront place à l'assainissement budgétaire pendant la période de projection.
La Banque du Canada a annoncé aujourd’hui qu’elle maintient le taux cible du financement à un jour à 1 %. Le taux officiel d’escompte demeure à 1 1/4 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 3/4 %.
Étant originaire de Montréal, je suis particulièrement heureux de revenir dans ma ville natale pour prononcer mon premier discours en tant que premier sous-gouverneur de la Banque du Canada.
L’économie mondiale entre dans une nouvelle phase d’incertitude inhabituelle et l’on peut s’attendre à une reprise modeste et inégale, a déclaré aujourd’hui le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, devant la Chambre de commerce de Windsor-Essex.
Les indications fournies par les marchés financiers sont quelque peu fugaces en ce moment. Le degré de corrélation et la volatilité d’une large gamme de prix d’actifs, à savoir le dollar canadien, les contrats à terme sur l’indice S&P 500 et les écarts relatifs aux titres d’emprunteurs souverains en Europe, sont inhabituellement élevés.
Keynes avait pressenti les conséquences économiques du Traité de Versailles. Ses paroles prophétiques s'appliquent-elles aussi aux réformes financières en cours? Les décideurs publics tiennent-ils pour acquis le rôle essentiel joué par la finance en cherchant vainement à la rendre à l'épreuve des risques?
Les arguments économiques à l'appui de la réforme du secteur financier mondial sont irréfutables et les enjeux fondamentaux sont énormes, a affirmé aujourd'hui M. Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada, à Berlin, dans une conférence portant sur les coûts et les avantages de la réforme.
La crise financière mondiale dure depuis trois ans et sa dynamique a toujours une influence prépondérante sur les perspectives économiques. En particulier, on peut s'attendre à ce que les grandes forces que constituent les réductions des leviers d'endettement des banques, des ménages et des pays souverains intensifieront la variabilité et modéreront le rythme de la croissance économique à l'échelle du globe dans les années à venir.