A Comparison of Alternative Methodologies for Estimating Potential Output and the Output Gap

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Les auteurs passent en revue quelques-unes des techniques proposées dans les études récentes pour mesurer la composante tendancielle de la production, soit la production potentielle. En raison des lacunes connues des filtres appliqués de façon mécanique aux séries temporelles et des méthodes de décomposition univariées, les auteurs font plutôt appel à trois méthodes multivariées relativement simples pour estimer la production potentielle : la méthode de Beveridge-Nelson (MBN), la méthode de Cochrane (CO) et la méthode vectorielle autorégressive structurelle qui repose sur l'imposition de restrictions à la production en longue période (LRRO) . Ils exposent d'abord l'assise théorique de ces trois méthodes, pour ensuite les appliquer à tour de rôle aux chiffres de la production et de la consommation américaines. Les estimations obtenues à l'aide de la méthode LRRO font clairement ressortir la présence d'un processus de diffusion dans le cas des chocs que subit la production potentielle. S'il faut en croire ces résultats, la dynamique des chocs permanents serait plus complexe qu'une marche aléatoire, laquelle est au coeur des méthodes CO et MBN. Les auteurs constatent cependant que l'écart de production calculé à l'aide d'un vecteur autorégressif estimé manque de précision, ce qui est conforme aux résultats obtenus par Staiger, Stock et Watson (1996) au moyen d'une autre méthode. Les spectres des composantes transitoires (écarts de production) qui résultent de l'application empirique des méthodes CO, MBN et LRRO diffèrent les uns des autres. Seul le spectre de la composante transitoire dégagée au moyen de la méthode LRRO atteint un sommet au voisinage des fréquences correspondant à un cycle économique (c'est-à-dire celles comprises entre 6 et 32 trimestres).

Aussi publié sous le titre :

Journal of Macroeconomics (0164-0704)
Été 1999, vol. 21, no 3, p. 577-595