Measuring Systemic Importance of Financial Institutions: An Extreme Value Theory Approach

Disponible en format(s) : PDF

Les auteurs définissent la contribution d’une institution financière au risque systémique financier comme la hausse que connaîtrait ce risque si l’institution s’effondrait. Plus l’établissement en question contribue au risque systémique, plus il revêt de l’importance du point de vue du système. En se basant sur différentes mesures pertinentes de ce risque, les auteurs proposent un assortiment d’indicateurs de marché de l’importance systémique des institutions financières, dont chacun rend compte d’aspects distincts du risque systémique et qui sont construits à partir de techniques multivariées inspirées de la théorie des valeurs extrêmes. Armés de ces indicateurs, ils repèrent les institutions d’importance systémique dans le secteur bancaire canadien (ramené aux six principales banques du pays) ainsi que les institutions financières étrangères qui contribuent de façon significative au niveau de risque à l’échelle du secteur. Trois grandes conclusions ressortent de leurs estimations. D’abord, les trois plus grosses banques – RBC Groupe financier, le Groupe Financier Banque TD et la Banque Scotia – ont un poids systémique plus élevé, mais leur classement par ordre d’importance varie selon l’indicateur utilisé; les auteurs constatent par ailleurs que la taille d’un établissement financier n’est pas un indice fiable de son importance systémique. Deuxièmement, la faillite d’une banque américaine est, en moyenne, plus dommageable pour le secteur bancaire canadien que celle d’une institution européenne ou asiatique, et la contribution des banques asiatiques au risque est bien inférieure à celle des banques situées aux États-Unis et dans la zone euro. Enfin, le secteur bancaire canadien contribue davantage au niveau de risque au sein du système financier national que les institutions étrangères.

Publication :

Journal of Banking & Finance (0378-4266)
Juillet 2013, vol. 37, no 7, p. 2196-2209