Entre le milieu de 2014 et le début de 2016, les prix du pétrole ont chuté de 65 % environ. La présente note analytique décrit les canaux par lesquels cette chute des prix du pétrole est susceptible de se répercuter sur l’économie mondiale. L’un d’eux, un canal important et immédiat, est la hausse des dépenses, en particulier dans les pays importateurs nets de pétrole. Même si une incertitude considérable entoure l’estimation des effets, ces dépenses se sont avérées faibles jusqu’ici, en raison de la forte réaction négative de l’investissement dans les pays producteurs de pétrole, laquelle s’est manifestée rapidement. Cette réaction négative a été supérieure à la réaction positive des dépenses dans les pays importateurs de pétrole. Toutefois, il importe également d’examiner comment le recul des prix du pétrole peut améliorer les bilans des secteurs privé et public, étant donné qu’il devrait soutenir les dépenses de ces secteurs dans l’avenir. Dans cette optique, les avantages à l’échelle mondiale vont au-delà de ce qu’indiquent les mesures du PIB actuelles et, tout bien considéré, cette question se révèle plus vaste qu’il y paraît à première vue.