Nous proposons une condition de parité des rendements sans couverture anticipés pour les taux de change bilatéraux au comptant. Cette condition implique que les équations de taux de change unilatéral sont mal spécifiées et que les rendements des actions influent également sur les taux de change. Les régressions de Fama tendent à montrer que l’hypothèse de la parité des rendements sans couverture est statistiquement préférable à celle de la parité des taux d’intérêt sans couverture pour expliquer les taux de change bilatéraux nominaux mensuels entre le dollar américain et les monnaies de six pays (Australie, Canada, Japon, Norvège, Suisse et Royaume-Uni). Il découle de cette première hypothèse que les variations des prix des produits de base ayant un effet sur les rendements des actions devraient entraîner des fluctuations des taux de change bilatéraux par le canal des actions. Nous constatons que les taux de change anticipés pour l’Australie, le Canada, la Norvège (après 2001) et le Royaume-Uni (après 1992) augmentent en phase avec les cours du pétrole par le canal des actions du secteur pétrolier, alors qu’ils diminuent pour le Japon et la Suisse.