The Welfare Cost of Inflation Revisited: The Role of Financial Innovation and Household Heterogeneity

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Notre analyse démontre que le ratio monnaie-consommation augmente avec l’âge des ménages et décroit avec la consommation, et que ce ratio a fortement augmenté dans le contexte de très bas taux d’intérêt des dernières années. Nous élaborons un modèle à générations imbriquées de la détention de monnaie pour des motifs de transaction, dans lequel nous introduisons des effets d’âge (l’utilisation de la monnaie augmente avec l’âge des ménages), des effets de cohorte (les jeunes générations font appel à des technologies financières plus évoluées) et des effets temporels (les taux d’intérêt nominaux influent sur la détention de monnaie). À l’aide du modèle, nous quantifions le rôle de ces différents mécanismes dans l’évolution de la détention de monnaie au cours de la période récente. Nous nous servons de ces mesures pour déterminer l’élasticité de la demande de monnaie par rapport aux taux d’intérêt et revenir sur la question du coût de l’inflation en termes de bien-être (qui dépend, en définitive, de ce que l’État fait des gains inattendus de la taxe d’inflation). Il ressort de notre analyse que les effets de cohorte sont plutôt importants, puisqu’ils expliquent plus de la moitié de l’accroissement de la détention de monnaie avec l’âge. Il en découle qu’à -0,6, notre mesure de l’élasticité-intérêt de la monnaie compte parmi les plus élevées recensées dans la littérature. Le coût de l’inflation est, dans le modèle, inférieur du tiers aux estimations antérieurement citées dans les études qui ne prennent pas en compte l’innovation financière de long terme.

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