Nous utilisons un modèle élaboré récemment et des microdonnées sur les prêts individuels pour décomposer les mouvements sur le marché de la revente depuis 2015. Nous constatons que les facteurs fondamentaux, notamment l’accessibilité au logement et l’emploi à temps plein, ont fait contrepoids aux ventes de maisons existantes pendant la période visée par notre étude. Les modifications apportées récemment aux règles hypothécaires ont vraisemblablement contribué à ralentir l’activité de revente au Canada, mais nous estimons que leur incidence a été relativement faible. Ainsi, les variations des reventes depuis 2015 reflètent surtout des écarts par rapport aux fondamentaux de long terme, principalement en Colombie-Britannique et en Ontario. Nous montrons que les écarts dans ces provinces présentent une forte corrélation avec les attentes à l’égard des prix des logements, qui ont crû rapidement en 2016 puis diminué compte tenu des nouvelles orientations des politiques provinciales du logement.